La situation économique fluctuante des quatre dernières années a marqué le parcours professionnel de la volée 2000 des diplômés des hautes écoles. Ces nouveaux diplômés ont certes entamé leur carrière professionnelle lorsque les conditions économiques générales étaient favorables, mais ils ont dû s’accommoder deux ans plus tard d’un ralentissement conjoncturel.

Comme le montre une enquête de panel réalisée par l’Office fédéral de la statistique en 2005 auprès de 4951 personnes, le taux de sans-emploi s’est accru de 1,5 point entre 2001 (soit une année après la fin des études des personnes interrogées) et 2005, passant de 1,2% à 2,7%. Il n’en demeure pas moins qu’une grande partie des diplômés des hautes écoles ont réussi, au cours de leurs cinq premières années sur le marché du travail, à progresser dans leur carrière professionnelle et à augmenter leur revenu.

Pas de changements significatifs en 5 ans
La participation des diplômés des hautes écoles spécialisées (HES) à la vie active n’a pas changé de manière significative entre 2001 et 2005. Le taux d’actifs occupés se situait à 95% en 2001 et à 96% quatre ans plus tard. En revanche, la participation des diplômés des hautes écoles universitaires (HEU) à la vie active a accusé une baisse entre ces deux années (de 96% à 93%). Ces pourcentages reflètent les conditions conjoncturelles changeantes qui ont accompagné le parcours professionnel des diplômés de ce type de haute école. Si ces derniers ont bénéficié de conditions économiques de départ favorables, ils ont ensuite été rapidement confrontés à une détérioration de ces conditions. L’accès à une activité professionnelle régulière a été en particulier plus difficile pour les diplômés universitaires ayant suivi, à la fin de leurs études, une formation en vue d’acquérir des qualifications supplémentaires.

Les femmes actives
Si les femmes présentent un taux d’actifs occupés plus faible (HEU: 91%; HES: 93%) que celui des hommes (HEU: 94%; HES: 97%), cela tient au fait qu’elles renoncent plus facilement que les hommes à exercer une activité professionnelle pour se consacrer à des tâches familiales et éducatives. Ainsi,
48% des diplômées des hautes écoles ayant renoncé à une activité lucrative ont au moins un enfant de moins de 15 ans.

Les hommes font carrière plus rapidement
Entre 2001 et 2005, 37% des diplômés HEU et 33% des diplômés HES ont réussi à franchir une première étape dans leur carrière. Pour les diplômés HEU en particulier, cette première étape consistait parfois à passer d’un stage ou d’un doctorat à une activité professionnelle régulière.
Si les positions professionnelles ne diffèrent que très peu entre les sexes à l’entrée sur le marché du travail, il n’en est pas de même après cinq années de vie active : les hommes (HEU : 33% ; HES : 48%) exercent plus fréquemment des fonctions de direction que les femmes (HEU : 25% ; HES : 32%).

Revenus en hausse après cinq ans d’expérience professionnelle
Le revenu annuel brut moyen standardisé des diplômés des hautes écoles de la volée 2000 s’est fortement accru en l’espace de cinq ans et se situait en 2005 à respectivement 91’000 francs (HEU) et 88’400 francs (HES). Les diplômés universitaires notamment ont pu faire fructifier leurs premières expériences professionnelles, avec une progression de leurs revenus de 38% depuis le début de leur carrière professionnelle (2001), la hausse correspondante n’atteignant que 19% chez les diplômés HES.

Si l’on considère les revenus dans les diverses branches d’activité, on observe des écarts parfois considérables. Avec un revenu annuel brut situé entre 104’00 francs (HEU) et 107’800 (HES), les diplômés travaillant dans le domaine de la finance et de l’assurance étaient les mieux lotis de leur volée sur le plan financier cinq ans après la fin des études. Les revenus annuels bruts étaient par contre inférieurs d’environ un cinquième dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement.

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Les diplômés des hautes écoles cinq ans après la fin de leurs études