Les taux de stagiaires parmi les diplômés des hautes écoles une année après la fin de leurs études n’ont pas enregistré de variations significatives au cours des quinze dernières années. Comme le montre une analyse des enquêtes auprès des nouveaux diplômés des hautes écoles réalisée par l’Office fédéral de la statistique, les taux de stagiaires parmi les diplômés universitaires actifs occupés ont varié entre 11% et 15% de 1991 à 2005. Parmi les diplômés des hautes écoles spécialisées, les taux correspondants durant la période considérée n’ont pas dépassé le seuil de 5%. Les parts de stagiaires parmi les femmes diplômées des hautes écoles sont en moyenne supérieures de 4,7 points à celles de leurs collègues masculins.

La grande majorité (84%) des nouveaux diplômés ayant déjà été stagiaires n’ont effectué qu’un seul stage un an après la fin de leurs études. 13% en ont accompli deux. Il semble à cet égard y avoir un lien entre le nombre de stages suivis et les difficultés à trouver un emploi adapté. 61% des personnes ayant effectué un stage indiquent s’être heurtées à des difficultés dans leur quête d’un emploi. Ce taux passe à 65% chez les personnes ayant accompli deux stages. A titre de comparaison, 39% des nouveaux diplômés entrés directement sur le marché du travail ont rencontré des obstacles auxquels ils ne s’attendaient pas.

Par rapport aux diplômés universitaires, les taux de stagiaires chez les diplômés des hautes écoles spécialisées ont oscillé à un niveau relativement faible depuis 2001 et n’ont depuis lors jamais franchi le seuil de 2%. Cependant, il y a stage et stage : dans certaines filières, le stage fait partie intégrante de la formation. C’est notamment le cas pour le droit. Si l’on considère les parts de stagiaires parmi les diplômés universitaires en excluant ceux qui ont étudié le droit, elles reculent de près de la moitié et n’atteignent plus que 5,7% à 8,1% selon les volées.

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Les étudiants qui cherchent un emploi passent souvent par un stage