Quel pays éduque le mieux?

par | 12 Sep 2006

L’édition 2006 des «Regards sur l’éducation» de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE) présente les derniers chiffres disponibles au niveau international sur les performances des systèmes éducatifs. A l’aide d’une trentaine d’indicateurs actualisés, cette publication offre la possibilité de comparer le système éducatif suisse avec d’autres pays de l’OCDE.

Regards sur l’éducation
Aujourd’hui, un bon niveau de formation, ainsi que le développement et le renouvellement constant des connaissances et compétences tout au long de la vie, sont indispensables à la promotion de la croissance économique, tout comme de l’employabilité des personnes. A cet égard, la publication «Regards sur l’éducation» permet notamment de mettre en lumière les résultats et les effets de l’éducation, en termes de diplômes et de compétences, mais également en termes d’insertion sur le marché du travail.

Le diplôme du degré secondaire II est devenu la norme
Dans la majorité des pays de l’OCDE, l’obtention d’un diplôme du degré secondaire II est devenu la norme. Avec un pourcentage de diplômés de près de 90% dans la population ayant l’âge typique d’obtention d’un diplôme du degré secondaire II, contre quelque 80% pour l’ensemble des pays de l’OCDE, la Suisse ne fait pas exception à ce constat.

Compétences en mathématiques
Face à la rapidité des évolutions technologiques, le développement de compétences en mathématiques constitue un facteur essentiel de compétitivité économique, aussi bien à l’échelle individuelle qu’à l’échelle nationale. Dans ce domaine, la Suisse obtient un score en mathématiques significativement plus haut que la moyenne de l’OCDE dans le cadre de l’enquête PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) réalisée en 2003. Elle rejoint ainsi le petit groupe formé par la Belgique, la Corée, le Japon et les Pays-Bas, dans lequel au moins 7% d’élèves ont atteint le niveau le plus élevé (niveau 6). Dans l’édition 2006, l’OCDE porte son regard sur la part non négligeable d’élèves se situant au bas de l’échelle de culture mathématique. En Suisse, 15% de jeunes de 15 ans ne dépassent pas le niveau 1, soit peuvent au mieux exécuter des tâches simples et appliquer des procédures de routine. Cette proportion atteint même 21% en moyenne, pour l’ensemble des pays de l’OCDE comparés. Dans la plupart de ces pays, comme en Suisse, les jeunes les plus défavorisés économiquement, socialement et culturellement sont plus susceptibles de se situer au plus bas de l’échelle de compétence en mathématiques que leurs homologues les plus privilégiés.

Une bonne employabilité à tous les niveaux de formation
L’éducation et la formation sont non seulement importantes pour obtenir un premier emploi, mais sont également essentielles pour le maintien de l’employabilité des individus tout au long de leur vie active. En effet, un niveau de formation plus élevé réduit le risque de chômage et d’inactivité économique. L’analyse des taux de sans-emploi selon le niveau de formation représente une des sources d’informations utilisées pour apprécier les effets des systèmes éducatifs sur le marché de l’emploi.

Formation secondaire efficace contre le chômage
Sur l’ensemble de la population des 25 à 64 ans, disposer au minimum d’une formation du degré secondaire II réduit sensiblement le risque de chômage. En Suisse, les individus titulaires de ce niveau de formation affichent un taux de sans-emploi de quelque 4%, soit un peu plus de la moitié de celui des personnes sans formation postobligatoire (7%). Au niveau tertiaire (hautes écoles, formation professionnelle supérieure), ils sont un peu moins de 3% à rechercher un emploi. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, ces valeurs atteignent 10% pour les personnes sans formation postobligatoire, 6% à partir d’une formation du degré secondaire II, et 4% dès le niveau tertiaire.

Inciter les jeunes à passer un diplôme secondaire
La comparaison internationale des taux de sans-emploi parmi les jeunes de 20 à 24 ans qui ne sont plus en formation souligne encore davantage la nécessité d’inciter ceux qui ont interrompu leurs études après la scolarité obligatoire à s’investir dans une formation du degré secondaire II. En Suisse, si tel est le cas, ce petit groupe de jeunes divise son risque de chômage par quatre, soit de 19% pour une personne sans formation postobligatoire (OCDE : 13%) à 5% dès l’obtention d’un titre du degré secondaire II (OCDE : 7%).

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