C’est l’émission de la TSR « Infrarouge » qui a offert à Christophe Darbellay, Président du Parti Démocrate Chrétien suisse, et Gilles Marchand, Directeur général de la Télévision suisse romande, l’opportunité de débattre sur le sujet de la redevance SSR. Le Conseil fédéral ayant décidé d’augmenter cette taxe de 2,5% (au lieu des 6,5% demandés), soit l’équivalent pour les ménages helvétiques d’un franc de plus par mois dès l’année prochaine, les partisans et opposants à cette hausse pouvaient donc s’exprimer sur les enjeux à venir.

Comment concurrencer TF1?
Gilles Marchand a rappelé les défis qui attendent la télévision et la radio romandes dans un contexte très concurrentiel et dans un domaine où les investissements sont très importants. « Comment voulez-vous concurrencer TF1, notre principal compétiteur, si l’on diminue nos moyens? Et si, en plus, nos confrères français bénéficient d’une manne publicitaire qui nous échappe et qui va exclusivement garnir les caisses de sociétés françaises? » Christophe Darbellay, opposé à une hausse trop forte de la redevance mais qui estime que les 2,5% sont acceptables, incite les chaînes et les radios nationales à faire mieux avec moins, et à entamer des économies. « C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années », s’est alors exclamé Gilles Marchand.

Sauvegarder la programmation
Avec une hausse trois fois moins élevée que celle préconisée par SSR idée suisse, quelle va être la stratégie adoptée, a demandé Romaine Jean, modératrice du débat, au patron de la TSR. « Certains postes ne seront pas repourvus, des projets seront abandonnés ou reportés, et nous devrons renoncer à des investissements. Mais nous ferons tout afin de sauvegarder la qualité et l’offre au niveau des programmes ». Pour Gilles Marchand, la partie s’annonce serrée.

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Le débat entre Gilles Marchand (à droite) et Christophe Darbellay fut vif, mais courtois