La loi de modernisation du marché du travail modifie le régime de la période d’essai.

La période d’essai est destinée à permettre à l’employeur « d’évaluer les compétences du salarié dans son travail, notamment au regard de son expérience », et au salarié d’apprécier si le poste lui convient. Cette définition exclut que la période d’essai puisse être utilisée par l’employeur pour s’assurer de la pérennité de l’emploi qu’il souhaite pourvoir (une rupture dans ces conditions serait un abus de droit, conformément à la jurisprudence de la Cour de cassation).
La durée de la période d’essai, ainsi que le cas échéant son renouvellement, doivent être fixés dans le contrat de travail ou la lettre d’engagement. Leur durée ne doit pas dépasser un maximum (des accords de branche pourront toutefois fixer des durées plus courtes).
La période d’essai ne doit pas dépasser une durée maximale :
Ouvriers et employés 2 mois Agents de maîtrise, techniciens 3 mois Cadres 4 mois Si un accord de branche étendu le prévoit, la période d’essai peut être renouvelée une fois. Ce renouvellement doit être expressément prévu dès la conclusion du contrat. La durée de la période d’essai, renouvellement compris ne peut alors dépasser les limites suivantes :
Ouvriers et employés 4 mois Agents de maîtrise, techniciens 6 mois Cadres 8 mois Certaines branches professionnelles ont conclus, avant la publication de la loi, des accords prévoyant des périodes d’essai de durées différentes. Si la période d’essai prévue par l’accord est plus longue, c’est l’accord qui prévaut sur la loi. Si la période d’essai prévue par l’accord est plus courte, l’accord peut continuer à s’appliquer jusqu’au 30 juin 2009. Après cette date, c’est la durée prévue par la loi qui devra être appliquée, sauf à renégocier l’accord.
La période d’essai peut être rompue sans motif ni procédure par l’une ou l’autre partie. L’employeur doit respecter un préavis d’une durée minimale :

 24 heures si le salarié a effectué moins de huit jours de présence,

 48 heures entre huit jours et un mois de présence,

 deux semaines après un mois de présence,

 un mois après trois mois de présence.
Le salarié n’est quant à lui tenu qu’à un préavis de 24 heures si sa durée de présence est inférieure à huit jours, de 48 heures dans le cas contraire.
Référence
Loi du 25 juin 2008, n° 2008-596 ;
Code du travail, articles L1221-17 et suivants