Le 23 juillet 2007 à 14h, la police genevoise a investi les immeubles des 12, 14 boulevard de la Tour et le 24 rue des Philosophes, immeubles occupés illicitement et dénommés Rhino. Lors de l’opération, la police a trouvé dans les locaux 22 personnes adultes et un enfant d’environ 2 ans. L’ensemble de ces personnes faisaient l’objet d’une plainte pour violation de domicile.

TOUS LES SQUATTEURS LIBERES
2 femmes enceintes ont pu partir librement des immeubles et seront convoquées ultérieurement aux fins d’audition. 1 femme et son enfant ont été immédiatement acheminés en voiture de police à l’Hôtel de Police. 19 personnes ont été acheminées au Nouvel Hôtel de Police, toujours aux fins d’audition. 18 personnes ont pu être libérées après avoir satisfait aux besoins de police. Un homme a été retenu, étant sous mandat des autorités lucernoises pour infraction à l’article 23 LFSEE. Dans la nuit, cette personne a été également remise en liberté, les autorités lucernoise ne voulant plus entrer en matière.

LES HEURTS EN SOIREE
En ce qui concerne les différents heurts qui se sont produits, la Police vient préciser l’historique des faits. « Dans un premier temps, aux alentours de 17h30, alors que les gendarmes sortaient avec le premier groupe de personnes de l’immeuble 24 bd des Philosophes, les manifestants ont invectivé les forces de l’ordre sur place, essayant de forcer le cordon de sécurité mis en place. Plusieurs projectiles (bouteilles en verre, pavés, planches, fumigènes, …) ont été lancés, non seulement sur les policiers présents mais également sur les badauds assemblés à cet endroit…Aux fins de sécurité, la Police a dispersé la foule présente et pour ce faire, le camion à eau a été utilisé. Deux grenades lacrymogènes ont également été lancées…Suite à ce action, les manifestants ont mis à feu un container bd des Philosophes, puis à une poubelle devant la Comédie, proche du rond-point de Plainpalais…A ces endroits également la nécessité de disperser les manifestants a contraint les forces présentes à utiliser des gaz lacrymogènes. Par la suite, la foule s’étant dispersée, la situation fut à nouveau sous contrôle ».

PERTURBATIONS
Des perturbations ont eu lieu alors vers les immeubles du 4 rue de la Tour, certains groupes de casseurs essayant d’enlever les planches et échafaudages installés. Une dispersion a été nécessaire et la foule s’est alors déplacée à nouveau vers le bd des Philosophes. Une deuxième vague de heurts s’est déroulée aux alentours de 20h30 lors de la venue de la sécurité privée et des entreprises que le propriétaire avait convoquées sur les lieux. A ce moment, afin également de garantir la sécurité des employés et ouvriers présents, la Police a du repousser à quatre reprises les manifestants.

Deux interpellations
Durant la soirée, plusieurs contrôles préventifs de la Police dans toute la ville ont eu lieu, ce qui lui a permis de saisir du matériel notamment dans un véhicule en provenance de Zürich, les occupants voulant se joindre à la manifestation. Le premier, un homme de 1981, d’origine Polonaise, domicilié à Genève a été prévenu de violence contre les autorités et émeute pour avoir lancé des objets sur les policiers et les personnes présentes lors des premiers heurts. Le second, un homme de 1983, Genevois, domicilié à Genève, a été également été prévenu de violence contre les autorités et émeute pour avoir, à la rue des Bastions, jeté des engins détonants sur la façade et lors du contrôle de police, en compagnie de quatre autres complices, vêtus de noir et cagoulés, avoir chargé les deux policiers présents, blessant l’un d’eux. Ses complices ont pu prendre la fuite.

AUTRES HEURTS
Pendant la soirée, la Police relève vers 23h que deux bouteilles incendiaires ont été jetées contre les vitres du poste de police de Plainpalais, rue de Carouge. Les vitres ont résisté mais sont endommagées…Que vers 23h25, à la rue de l’École de Médecine, le feu a été bouté à des détritus et des ordures ménagères devant l’entrée de l’arsenal. Seule la façade a été noircie…Que vers 23h40, deux bouteilles incendiaires ont été lancées dans le parking deux-roues du Nouvel Hôtel de Police au chemin de la Gravière. Une des bouteilles ne s’est pas enflammée et les dégâts sont peu importants.

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Les trophées de la police