« Non Non Non aux évacuations! Oui Oui Oui à celles de Zapelli! »… »So-So-So-Solidarité, Ré-Ré-Ré-Résistance! » Les sirènes de police sillonent dans tout Genève. Le squat RHINO est en train d’être totalement évacué et pour l’instant l’opération se déroule sans heurts. Il est 14h ce lundi 23 juillet, la police a investi les trois bâtiments du Rhino et a commencé ses interpellations. Amassés sur les lieux les sympathisants du squat Rhino et autres badauds étaient plusieurs centaines. A 16 heures une femme enceinte quittait définitivement les lieux. Selon la Police, il n’y a plus personne dans les étages des bâtiments. Mais quelques mouvements de mains formant des « au-revoir » et/ou « adieux » pouvaient être encore aperçus par les fenêtres. Selon certains, les derniers squatteurs étaient tous regroupés dans la cuisine et attendaient tranquillement d’être emmenés.

TENSION PALPABLE
La tension était palpable. Les médias présents et les photographes placés en tous points pouvaient ressentir une certaine animosité de la part des manifestants « Tu ne peux pas aller photographier ta mère… »… »Vous êtes lourds les médias »… »Vous couvrez l’événement pour faire joli dans vos journaux »…Certaines personnes au micro se sont exprimées sans retenue sur la « dictature de la ploutocratie » du canton de Genève et les fraudes immobilières. « Genève, ce n’est pas une République, c’est une dictature »… »République bananière »! Le surnommé Cohn-Bendit de Genève scandait l’illégalité de la présence policière sur les lieux…Et un individu à vélo qui se présentait comme un habitant du squat demanda aux policiers « Vous avez un mandat? » avant d’envoyer violemment valdinguer la bicyclette dans les jambes des forces de l’ordre. Un jeune lançait « RHINO appartient aux genevois, c’est un monument, un symbole! Faites du bruit! » « Organisons-nous, eux sont organisés » en pointant du doigt les policiers.

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Quelques dixièmes de secondes après la tentative de passage en force du barrage policier par l’homme à la bicyclette…