Les occupants de l’ex-squat Rhino, à Genève, ont subi une nouvelle défaite devant la justice. Le Tribunal des baux et loyers a estimé qu’il n’existait aucun bail tacite entre eux et le propriétaire des immeubles, comme ils l’affirmaient. La cour a également condamné les squatters à une amende pour abus de procédure. D’après la cour, « c’est de manière totalement téméraire » qu’ils ont osé soutenir l’existence d’un bail tacite entre eux et le propriétaire des immeubles. « Il n’y a jamais eu d’accord avec les squatters », a indiqué l’avocat du propriétaire des immeubles ». L’Association Rhino, qui est maintenant dissoute, avait d’ailleurs refusé tous les baux qui lui avaient été proposés, a-t-il ajouté. Dans son jugement, le Tribunal des baux et loyers relève que « le propriétaire n’a jamais entendu céder l’usage de son bien à quiconque ». Il rejette aussi l’argument des squatters qui prétendaient s’être acquittés d’un loyer en nature en effectuant des travaux dans les immeubles et en les entretenant.

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La Cour de Justice a condamné les squatteurs à une amende pour abus de procédure.