Nadine de Rothschild est une femme étonnante: auteure à succès, femme d’affaires, séduisante, active, généreuse… On la voit sur les plateaux de télévision, remettre ou recevoir un prix, prononcer un discours, inaugurer une école… Parmi les mille projets qu’elle a en cours, il y en a un qui lui tient particulièrement à coeur: la création, très prochainement à Genève, d’une académie qui enseignera les bonnes manières.

Les bonnes manières, une denrée rare aujourd’hui?
N’exagérons pas! Disons que les bonnes manières ont une fâcheuse tendance à se perdre! Mais je ne pense pas qu’il faille se lamenter sur ces problèmes, il faut offrir des solutions et tenter d’inverser la tendance. Je crois sincèrement que beaucoup de gens sont attachés aux bonnes manières. Il faut leur proposer un endroit qui les enseignent, c’est tout simplement cela, la réalité!

C’est donc ainsi qu’est né votre projet d’académie?
C’est un vieux projet, dont l’esprit était déjà très présent dans mon livre «Le bonheur de séduire, l’art de réussir», qui est un best-seller depuis quinze ans. Je voulais qu’au-delà des mots naisse une filière de formation.

Comment se nommera cette institution?
Elle s’intitulera «Académie Nadine de Rothschild International way of life» et sera basée à Genève.

Genève, parce que c’est votre lieu de résidence?
Je partage mon temps entre Genève et Paris. Il y a eu un très bon accueil pour ce projet ici, dont j’apprécie le niveau d’éducation. Tout n’est pas à reprendre, mais il y a beaucoup à faire! L’académie sera logée à Carouge, où de nombreuses femmes sont actives. A mes yeux, c’est un environnement très favorable.

Que va-t-on enseigner dans cette académie?
Il y aura toutes sortes de cours, qui s’adresseront en fait à deux types de clientèle: les personnes individuelles, femmes et hommes, d’une part, et les entreprises, d’autre part. Pour la première catégorie, on enseignera les bases pour s’habiller en fonction des circonstances, les livres à lire, composer un menu, tenir une conversation, opérer un choix de vins, dresser une table…

Dresser une table, c’est sortir sa belle vaisselle…
Comment cela? (rires) Il y a une table pour les amoureux, une table pour les amis, pour les clients du mari, il y a mille façons de composer une table, il ne faut pas se tromper! Le placement à table est très important. Où place-t-on son supérieur hiérarchique? Et où s’assied la belle-mère? Le savez-vous?

Elle est toujours très bien placée. Et les cours pour les entreprises?
Ils seront donnés soit à l’académie, soit directement dans les locaux de la société. On y enseignera la façon de s’habiller, de cirer ses chaussures (rires), de placer ses invités lors d’un repas d’affaires, de manger, et ainsi de suite.

Dans quel «décor» les cours seront-ils donnés?
C’est une question très importante, car je vais recréer dans l’académie un vrai salon, ce qui permettra de donner des cours dans un environnement réel.

Bientôt l’ouverture?
C’est un vaste projet, mais j’en ai plusieurs autres également dans divers domaines. Vous savez, je préside une quinzaine de fondations, il faut s’en occuper! L’académie ouvrira ces tout prochains jours.

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Genevoise et haut-savoyarde…!