Le musée de la vie rurale de Saint-Quentin-Fallavier est né grâce à un groupe ""de passionnés, plus particulièrement par le biais du tandem de choc que formaient Jean Cottin et Joseph Janin. L’un était ancien agriculteur, l’autre amoureux de tout ce qui alimentait le quotidien de la vie rurale. Créé en 1990, le musée renferme mille et un trésors avec une magnifique “collection” de matériels et d’outils utilisés jadis par nos anciens.
L’image du semeur ou du laboureur derrière sa charrue tirée par une paire de chevaux ou de bœufs a aujourd’hui disparu du paysage. Or, c’est bien cette image que les bénévoles de l’association du musée voulait restituer. Pour garder en mémoire ce que fut la vie de nos ancêtres, l’équipe du musée invite donc le public à venir découvrir ou redécouvrir ces objets et équipements pittoresques que sont l’araire, le vieux pressoir, les batteuses, les anciens tracteurs, les chaudières à vapeur… Les salles d’expositions offrent un “voyage” émouvant au gré des vieux outils, des charrues ou des santons. Présentés en grand nombre, tous ces outils et instruments de labour utilisés depuis l’Antiquité associent la force animale aux efforts du paysan. Le musée propose d’en suivre l’évolution depuis l’araire manuel de 1800 jusqu’aux derniers brabants.
Notez que tout ce matériel peut être mis à la disposition des collectivités et des associations pour des expositions sur les métiers anciens par exemple. Des bénévoles du musée se déplacent même pour assurer des démonstrations : fabrication de sabots, d’huile de noix, de jus de pommes…

A découvrir
Le tracteur :
L’apparition du tracteur est un grand pas dans l’histoire de l’agriculture. Il a permis d’alléger le travail des paysans, d’intensifier la production et d’élever leur niveau de vie. 
La locomobile : C’est une machine à vapeur qui servait à actionner tout ce qui né-cessite une force motrice, que ce soit les batteuses agricoles, les scieries ou les moulins.
Le pressoir : Le pressoir à vis existe depuis très longtemps. C’est à la force des bras que le jus en sort, qu’il s’agisse de raisin ou de pommes.
La batteuse : Après la moisson, les céréales récoltées sont égrenées par la batteuse par l’effet de chocs répétés ou de froissement de l’épi. L’entraînement de la batteuse fut assuré par des chevaux, puis par la locomobile et enfin par le tracteur. La batteuse a été remplacée dans les années 1950 par la moissonneuse-batteuse, qui associe l’opération du battage à celle de la moisson.

Infos pratiques : Le Musée de la vie rurale, domaine de “Gargues” à Saint-Quentin-Fallavier. Ouvert les mardis et vendredis, les autres jours sur rendez-vous. Tél. 04 74 95 30 36 (répondeur) / Site internet : www.musee-de-la-vie-rurale.fr
C. Muet


2015-10-10