Les entreprises sont directement concernées par la votation du 24 septembre sur l’initiative d’ARLE et son contreprojet visant à réintroduire les notes à l’école primaire et à renforcer la transmission des connaissances de base.

Nombreux sont les chefs d’entreprises qui se plaignent de la baisse générale du niveau scolaire des jeunes qui souhaitent entreprendre un apprentissage. Cela fait bientôt 12 ans que l’école genevoise erre, que ses dirigeants tâtonnent et que toutes les études comparatives démontrent que les écoliers de notre canton ne sont, et de loin, pas les meilleurs.

L’enjeu de la votation du 24 septembre est donc important. Le débat sera animé. Nous avons, du côté des opposants, ceux qui veulent une école que l’on pourrait qualifier de «darwinienne». Ils préconisent une évolution de l’enfant à son rythme et une évaluation de sa progression. Ce qui conduit à avoir en fin d’école primaire un nombre important d’enfants qui savent à peine lire, écrire ou compter. Des enfants qui, étant les plus faibles, comme chez Darwin, seront laissés au bord du chemin.

Du côté des partisans de l’initiative d’ARLE et du contreprojet, nous avons une école que certains qualifient de rétrograde. Cette école préconise cependant un suivi des connaissances acquises. Une émulation permanente pour atteindre un seuil minimum. Ce seuil est évalué au travers d’épreuves régulières et notées. Mais cette compétition n’est pas sauvage. Il y a des possibilités de répéter ce qui n’a pas été acquis, de s’entraîner, de s’améliorer. L’essentiel étant que ceux qui ont des problèmes soient préparés et menés vers et au-dessus de ce seuil minimum qui donne à tous les mêmes chances à la sortie du CO.

Il y a enfin un corps enseignant de valeur qui cherche, malgré toutes les théories, à former au mieux les enfants qui lui sont confiés. Mais les programmes et les soutiens ne sont pas adaptés. Et à la fin de l’école primaire alors que l’on devrait avoir 80% d’élèves qui n’ont aucun problème et 20% qui demandent un peu plus d’attention, on se retrouve avec 20% d’élèves dans la première catégorie et 80% dans la deuxième.

L’initiative ARLE et le contre-projet pour le retour des notes à l’école permettent de corriger cette situation.