Des frissons à vous en donner la chair de poule ! Voilà la thématique que la jeune artiste Julia Kaltenbach – de la Haute Ecole pour la création et l’art de Bâle – offre au Secours suisse d’hiver pour sa campagne de communication 2008. Avec un zoom sur une peau frissonnante, c’est le froid et plus précisément la peur face aux lendemains incertains qui a inspiré la graphiste bâloise. Les demandes d’aide sont en constante augmentation pour le Secours suisse d’hiver ; le slogan « la pauvreté donne des frissons » prend donc tout son sens. Grâce à cette affiche sortant des sentiers battus, cette œuvre d’utilité publique fait une nouvelle fois le pari de laisser libre cours à la créativité de classes d’arts graphiques de Suisse pour interpeller la population en vue de sa récolte de fonds automnale. Grâce à ses donateurs, le montant des aides octroyé par le Secours suisse d’hiver – sans aucune subvention de l’Etat – s’élève annuellement à 4 millions de francs, soutenant ainsi plus de 14’000 personnes vivant en Suisse.

«Chaque année, l’affiche décline la thématique de la pauvreté sous un angle marquant et original. Elle doit faire comprendre à la population que la précarité existe aussi en Suisse !» explique Véronique Hurni, Présidente du Secours suisse d’hiver (SSH) pour le Canton de Vaud. Diffusée à des milliers d’exemplaires, l’affiche lauréate représente une opportunité unique de se faire connaître pour son créateur. Cette démarche originale remporte d’ailleurs un véritable succès : de nombreux graphistes prometteurs ont déjà été découverts sur le plan national et même international grâce à ce concours. Jean-Pierre Freymond, membre du Comité du SSH Genève, souligne l’importance de pratiquer une communication attrayante : «En confiant l’aspect visuel de notre campagne à des créateurs prometteurs, c’est une belle opportunité pour le Secours suisse d’hiver de populariser l’image du travail social».

Soutiens aux démunis en constante augmentation
Fondé en 1936 à Zürich – en pleine crise économique – le Secours suisse d’hiver (SSH) lutte depuis 72 ans contre la pauvreté en Suisse. Il offre tout au long de l’année des aides directes et ponctuelles « aux personnes qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts » et qui ne peuvent pas bénéficier des aides étatiques ou communales. Les demandes d’aide sont d’ailleurs en constante augmentation explique Véronique Hurni: «Elles proviennent de couches différentes de la population comme les familles monoparentales, les aînés ou les working poors. De plus en plus de jeunes, souvent sans emploi, en fin de chômage ou endettés font également appels à nous».

Grande diversité des types de soutiens
Le Secours suisse d’hiver agit rapidement et sans bureaucratie. Très polyvalent, il intervient essentiellement sous forme de : contributions financières (ex : assistance pour le règlement de factures, de frais médicaux, etc.), remise de bons d’achats alimentaires et vestimentaires, dons en nature (ex : lits neufs), vacances gratuites Reka (pour familles à budget restreint), écoute et conseils (ex : informer sur les autres possibilités d’aide et les services sociaux officiels, etc.). Privilégiant l’aide de proximité, il dispose de structures décentralisées avec 27 organisations cantonales et compte plus de 400 bénévoles dans ses rangs, dont des travailleurs sociaux professionnels.

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Nouvelle campagne du Secours suisse d’hiver: « La pauvreté donne des frissons ! »