Sexualité des personnes âgées et très âgées

par | 3 Jan 2007

Qu’en est-il en 2007 de la sexualité des personnes âgées ? la sexualité n’a
pas d’âge, oui mais quoique.

Les personnes âgées ressentent encore souvent un sentiment de culpabilité ou de honte quand il s’agit d’évoquer leur sexualité. En effet le vieillissement physiologique, physique et psychologique intègre plus ou moins bien la diminution des capacités ou des performances sexuelles souvent due à l’a diminution de fantasmes érotiques, mais aussi à la monotonie de la vie ou les problèmes de santé d’un membre du couple ou de stress psycho-sociaux. Le désir peut diminuer progressivement, d’autre part la diminution ou la cessation d’activité sexuelle peur s’installer progressivement.

Chez l’homme, la diminution du désir et/ou de l’érection est ressentie comme une baisse de son pouvoir viril et, par crainte d’un échec, il évite les occasions d’y faire face, ce qui ne fait qu’aggraver la situation tant il est vrai que la fonction crée l’organe et, comme le disait le Professeur Besançon, « ne jamais dételer » ou c’est en forgeant qu’on devient forgeron, comme dit ma maman.

Chez la femme, la cessation des règles autrefois ressentie comme une perte de féminité n’a plus le même retentissement aujourd’hui. N’empêche que la crainte d’une diminution d’attirance physique est évidente. L’image du corps féminin transmise dans les médias peut encore augmenter ce malaise.

Les femmes (25%) et les hommes vont souvent devoir se limiter dans leurs activités et se réfugier dans des activités masturbatoires. D’autant plus que dans le grand âge, les femmes survivantes sont en général trois pour un homme d’âge équivalent.

Cependant, ce retrait d’une sexualité normale est tempéré par le désir de combler d’éventuelles frustrations sexuelles antérieures et par une liberté nouvelle (départ des enfants, fin d’une activité professionnelle).

Il n’en reste pas moins que chez l’homme comme chez la femme le repli sur soi et la passivité deviennent un moyen de protection et peuvent être à l’origine de troubles sérieux pouvant aller jusqu’à des comportements anormaux et provoquer des troubles psychosomatiques.

Il faut donc déculpabiliser les personnes âgées à propos de sexualité et de ses modifications avec les années. La difficulté est de parler de ces problèmes dont en réalité personne n’ose parler, ni les parents, ni les enfants, ni les petits-enfants. Le médecin de famille peut jouer important. Il faudrait qu’il aille au-devant de ces questions chez les personnes âgées. En institution la question est encore plus complexe, car la sexualité des personnes âgées est souvent un tabou.

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