Six exemples étonnants d’habitat collectif à Annecy, en photos

Six exemples étonnants d’habitat collectif à Annecy, en photos
Six exemples étonnants d’habitat collectif à Annecy, en photos
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Ces six opérations ont marqué l’urbanisme sur le bassin annécien. Elles figurent parmi la trentaine de programmes évoqués par l’exposition des archives municipales d’Annecy, consacrée au logement collectif en Haute-Savoie, depuis la fin du 18e siècle jusqu’à nos jours.

Le 12 avenue des Trésums

@Archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

Dessiné par l’architecte Robert Cottard, le programme des Trésums est réalisé en 1951 sur l’ancienne propriété  Balleydier à l’initiative de Jean Balleydier. Formé de trois immeubles contigus de 11 étages, il devait à l’origine en comprendre deux de plus mais les critiques des défenseurs du paysage sont freiné les ambitions de ses promoteurs.

Le 15 rue de la Préfecture

@Archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

Construite en 1950 par l’architecte Paul Jacquet, la Résidence  se compose de trois immeubles en L. D’inspiration Art déco, elle était située, lors de sa construction, à la périphérie de la ville. Dotés de larges balcons et terrasses ouverts sur le lac, ses 70 logements se répartissent sur 9 étages, avec au pied, des commerces.

Le 18 rue de la gare

@archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

Dessiné par l’architecte Louis Sprüngli, cet immeuble de style Paquebot est constitué de plusieurs corps de bâtiment  L’angle est traité par un arrondi des balcons encadré de deux travées de hublots. Les façades sur cour sont nettement plus sobres. Plusieurs programmes de ce type ont été dupliqués à Annecy rue Louis Revon, rue de la Paix, rue de Narvik avec parfois des différences de standing.

Le 58 avenue de la plaine

@Archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

Construit en 1949, cet immeuble est baptisé « les castors » en référence au mouvement d’auto-construction né dans la France d’après-guerre. Les six copropriétaires – parmi eux cinq professeurs du lycée technique Germain-Sommeiller  – se chargent eux-mêmes des travaux.  Ils optent pour des matériaux de qualité mais une architecture sobre et simple.

Le 20 rue de la Pérollière

@Archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

Lancée en 1983 à Cran-Gevrier, l’opération imaginée par l’architecte Richard Plottier articule différents immeubles aux façades et gabarits fragmentés, reliés entre eux par des cheminements aux lignes courbes. Chacun des 102 logements sociaux dispose de sa propre entrée individuelle, donnant le plus souvent sur l’extérieur.

Le 19 rue François Vernex

@Archives municipales d’Annecy et Dominique Lafon

L’ensemble des terrasses fleuries est construit en 1975 à Meythet par l’agence Andrault et Parat. Il compte trois bâtiments de faible hauteur représentant une cinquantaine de logements pourvus soit d’une terrasse, soit d’un jardin privatif.  Ces maisons « gradins-jardins » donnent une impression d’habitat individuel avec des extérieurs réservés aux piétons et espaces verts.

*Réalisée en partenariat avec les archives départementales de la Haute-Savoie, l’exposition intitulée “Confort à tous les étages” est présentée aux archives municipales d’Annecy, 3 rue du 27e BCA. Jusqu’au 28 décembre 2018, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h. Entrée gratuite

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Bertrand Barré, PDG du groupe Zebra et conférencier à ses heures perdues, était l’invité de la soirée DCF pays de l’Ain, le 13 septembre. Ancien joueur de basketball de haut niveau, Bertrand Barré a créé sa première agence de design produit en 1986, à l’âge de 22 ans. Aujourd’hui, il dirige le groupe Zebra, situé à Lyon et employant une cinquantaine de personnes. Une agence référente en matière de design industriel. « Pourtant, il y a trente ans, je doutais que c’était le bon moment pour me lancer, se souvient Bertrand Barré. Disons que j’ai perdu beaucoup de temps à expliquer ce que signifiait le mot design. Car si on ne sait absolument pas l’utiliser en français, employé à tort comme un adjectif, en anglais le mot design est un verbe qui se traduit par concevoir. Et cela change tout.» Le président directeur général du groupe Zebra animait la conférence des DCF Pays de l’Ain le 13 septembre, au centre d’affaires de Bourg-en-Bresse, dans les locaux du Crédit Agricole. D’après Bertrand Barré, si la période 1880-1980 a été profondément marquée par l’essor important de l’ingénierie, le progrès technologique semble en être à ses limites, ces dernières années. « L’ingénierie seule n’est plus la clé, mais le design et l’activité conceptuelle (design thinking en anglais) doivent définir les stratégies des entreprises. » Bousculer les méthodes traditionnelles Une vision entrepreneuriale largement mise en application au sein du groupe Zebra. L’agence de design a tout simplement conçu la brosse à dents à ventouse en 1993 (brevet déposé), à partir de l’observation des habitudes de consommation. « Nous sommes partis du constat que le brossage des dents était une pratique liée à l’hygiène, retrace Bertrand Barré. Nous avons réfléchi à améliorer cette hygiène et au moyen de rendre cet apprentissage dentaire, ludique pour les plus jeunes. » De la même manière, au summum de l’innovation, le groupe Zebra collabore avec l’équipementier de tennis Babolat depuis 25 ans. Ensemble, ils ont conçu la raquette de Rafael Nadal. D’après Bertrand Barré, ces innovations ne peuvent survenir que si l’on admet « les limites des méthodes traditionnelles de marketing et de conception. On travaille extrêmement bien mais on ne produit plus de valeur, poursuit-il. Preuve en est, par exemple, avec les aspirateurs, peu ou prou identiques, vendus par les grandes marques. Il faut remettre en cause les systèmes et oser le changement de paradigme : les entreprises doivent redevenir créatrices ». Si celles-ci sont censées innover pour rester en vie, Bertrand Barré souligne leur incapacité à se lancer réellement. « L’innovation est devenue capitale, or personne ne le fait, constate le PDG du groupe Zebra. Pourquoi Sony, leader mondial de la musique nomade n’a-t-il pas inventé l’Ipod ? Pourquoi Michelin n’a-t-il pas conçu Waze ? Pourquoi aucun des constructeurs automobiles n’a-t-il imaginé Tesla ? » Des questions aux réponses bien mystérieuses. Selon Bertrand Barré, les blocages de pensée empêchent de se projeter vers une démarche innovante. « À l’heure actuelle, un salarié qui apporte une idée nouvelle […]

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