Il se passe à Genève quelque chose d’étrange: “le pouvoir institutionnel laisse de plus en plus de place à une gouvernance multi acteurs et à géométrie variable“.

En effet, les ONG (organisations non gouvernementales) comme Médecins sans Frontières (MSF), le WWF, le CICR ou encore le WEF prennent directement part aux discussions sur les questions de la gouvernance monde.

Ingérences humanitaires ?
Ainsi, elles abordent sans complexe toutes les questions sur le droit humanitaire, les nouvelles pandémies, l’environnement, les nouvelles énergies, la paix, le commerce mondial. Elles ont leurs mots à dire et sont écoutées.

Récemment, de grandes firmes d’avocats américaines représentant de grandes entreprises internationales se sont également installées à Genève. Quelle est la part des Etats-Nations dans tout cela?

Genève comme centre du monde ?

Il en est de même sur le plan local. La preuve en est que sous nos yeux, se créent de nouvelles formes de gestion du territoire trans-cantonal et transfrontalier Grâce à de nouveaux accords, ceux de Karlsruhe qui légalisent ces pratiques, «la métropole lémanique» s’installe. Une nouvelle gouvernance prend le pas sur l’ancien monde qui cède peu à peu du terrain.

La grande particularité de Genève, c’est que ce double mouvement d’innovation dans la gestion globale et dans la gestion locale, se produit simultanément sur le même petit territoire. Genève se trouve ainsi être au cœur d’une révolution de la soft gouvernance qui va influencer le monde entier.

Mais est-ce que les autorités genevoises empêtrées dans leurs «affaires» seront-elles lever les yeux vers l’horizon du renouveau.