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Quelle place pour le design dans nos entreprises ?

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Bertrand Barré, PDG du groupe Zebra et conférencier à ses heures perdues, était l’invité de la soirée DCF pays de l’Ain, le 13 septembre. Ancien joueur de basketball de haut niveau, Bertrand Barré a créé sa première agence de design produit en 1986, à l’âge de 22 ans. Aujourd’hui, il dirige le groupe Zebra, situé à Lyon et employant une cinquantaine de personnes. Une agence référente en matière de design industriel. « Pourtant, il y a trente ans, je doutais que c’était le bon moment pour me lancer, se souvient Bertrand Barré. Disons que j’ai perdu beaucoup de temps à expliquer ce que signifiait le mot design. Car si on ne sait absolument pas l’utiliser en français, employé à tort comme un adjectif, en anglais le mot design est un verbe qui se traduit par concevoir. Et cela change tout.» Le président directeur général du groupe Zebra animait la conférence des DCF Pays de l’Ain le 13 septembre, au centre d’affaires de Bourg-en-Bresse, dans les locaux du Crédit Agricole. D’après Bertrand Barré, si la période 1880-1980 a été profondément marquée par l’essor important de l’ingénierie, le progrès technologique semble en être à ses limites, ces dernières années. « L’ingénierie seule n’est plus la clé, mais le design et l’activité conceptuelle (design thinking en anglais) doivent définir les stratégies des entreprises. » Bousculer les méthodes traditionnelles Une vision entrepreneuriale largement mise en application au sein du groupe Zebra. L’agence de design a tout simplement conçu la brosse à dents à ventouse en 1993 (brevet déposé), à partir de l’observation des habitudes de consommation. « Nous sommes partis du constat que le brossage des dents était une pratique liée à l’hygiène, retrace Bertrand Barré. Nous avons réfléchi à améliorer cette hygiène et au moyen de rendre cet apprentissage dentaire, ludique pour les plus jeunes. » De la même manière, au summum de l’innovation, le groupe Zebra collabore avec l’équipementier de tennis Babolat depuis 25 ans. Ensemble, ils ont conçu la raquette de Rafael Nadal. D’après Bertrand Barré, ces innovations ne peuvent survenir que si l’on admet « les limites des méthodes traditionnelles de marketing et de conception. On travaille extrêmement bien mais on ne produit plus de valeur, poursuit-il. Preuve en est, par exemple, avec les aspirateurs, peu ou prou identiques, vendus par les grandes marques. Il faut remettre en cause les systèmes et oser le changement de paradigme : les entreprises doivent redevenir créatrices ». Si celles-ci sont censées innover pour rester en vie, Bertrand Barré souligne leur incapacité à se lancer réellement. « L’innovation est devenue capitale, or personne ne le fait, constate le PDG du groupe Zebra. Pourquoi Sony, leader mondial de la musique nomade n’a-t-il pas inventé l’Ipod ? Pourquoi Michelin n’a-t-il pas conçu Waze ? Pourquoi aucun des constructeurs automobiles n’a-t-il imaginé Tesla ? » Des questions aux réponses bien mystérieuses. Selon Bertrand Barré, les blocages de pensée empêchent de se projeter vers une démarche innovante. « À l’heure actuelle, un salarié qui apporte une idée nouvelle […]

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Immobilier d’entreprise. Les transactions reculent de 24,5 % sur un an à Annecy et Chambéry, en l’absence de grosses opérations, selon Axite CBRE. Zoom sur les chiffres clés. Après une année 2016 particulièrement dynamique, dopée par de grandes transactions, le marché de l’immobilier d’entreprise des Savoie marque une pause, ont indiqué d’une même voix Jean-François Berthier et Xavier Troillard, directeurs associés respectifs des agences Axite CBRE Annecy et Chambéry, lors de la présentation de leur panorama 2017. Des surfaces de petite taille Fait surprenant, Annecy est en retrait de 12 % avec 28 250 mètres carrés placés. « Alors que le nombre de transactions est supérieur à celui de l’année précédente », fait remarquer Jean-François Berthier. Soit 226 opérations, contre 198 en 2016. Elles ont concerné majoritairement des surfaces de petite taille – la plus importante n’excédant pas 947 mètres carrés (au lieu de 2 250 m2 un an plus tôt) –, situées à 80 % en périphérie. « Le centre-ville n’intéresse plus personne (7,5 % du total), en raison de la difficulté d’accès, des stationnements limités et de la vétusté du parc. On estime à un quart, voire un tiers, les produits datant des années 1980 », pointe à nouveau du doigt le spécialiste. Même constat encore plus prononcé à Chambéry, où la demande placée chute de 37 %, à 21 500 mètres carrés (contre 33 800 m2 l’an dernier, +45 % dopée par un clé en main de 12 000 m2… mais 24 060 m2 en moyenne depuis 2013). À noter toutefois l’installation courant 2018 de la Chambre de métiers de Savoie sur 1 800 mètres carrés à Savoie Technolac, pour un coût de 4,8 millions d’euros. La raison de cette “désaffection” ? L’absence sur ce marché des acteurs nationaux, désormais bien installés, ce qui explique la raréfaction des grandes transactions. Quant à l’offre disponible sur un an, là encore, ce n’est pas la panacée. EIle fait état de 34 343 mètres carrés (-14 %) dans le bassin annécien, où aucun immeuble neuf n’a été livré en 2017, excepté le Quartz à Annecy-le-Vieux. Ce n’est guère mieux à Chambéry, avec 22 542 mètres carrés (-12 %). Seule solution : requalifier les immeubles anciens existants… « La clé du marché de demain », rappelle Xavier Troillard. La demande exprimée s’en ressent. Elle diminue de 5 % (19 968 m2) à Annecy et de 22 % (22 075 m2) à Chambéry. Dans ce contexte, les prix affichent une relative stabilité par rapport à 2016. Dans le neuf, le loyer prime atteint tout de même 240 euros le mètre carré (avec un prix moyen autour de 180 euros) dans certaines zones tertiaires prisées de l’agglomération d’Annecy, comme les Glaisins, Altaïs et la Bouvarde, et 160 euros à Savoie Technolac et Chambéry. À la vente, les valeurs hautes oscillent entre 2 300 et 2 800 euros le mètre carré selon les secteurs. Pour 2018, le marché affiche de belles perspectives, avec la livraison de nouveaux programmes. D’ores et déjà, 9 430 mètres […]
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