Jamais plus la Russie ne sera considérée comme un «géant aux pieds d’argile». Tel est en tout cas le pari du gouvernement russe. Conscient que l’exportation de denrées de base ne suffira pas à assurer sa pérennité, il mise à présent sur le développement de technologies de pointe. Avec ses ingénieurs et programmeurs hautement qualifiés que financent ses fortes recettes énergétiques, il y a fort à parier que la Russie parviendra à relever le défi. Le gouvernement, premier acteur de cette réforme, n’hésite pas à libérer des capitaux pour subventionner les entreprises de ce secteur. «Notre ambition est de devenir l’un des fournisseurs de solution informatiques et de télécommunications les plus compétitifs au monde d’ici à 2010», déclare Leonid Reiman, le ministre russe des technologies de l’information et des communications.

Le capital intellectuel : la base d’un succès durable
«Nous comptons beaucoup sur notre capital intellectuel pour développer des technologies de pointe et innovantes», explique M. Reiman, ajoutant que les universités russes sont reconnues internationalement pour leurs excellentes formations scientifiques et techniques et leurs diplômés flexibles et ultra motivés. Les compétences des programmeurs russes, notamment, sont tenues en haute estime à l’international. Les experts de l’industrie y voient un atout formidable pour permettre à la Russie de se distinguer de ses concurrents les plus directs, comme l’Inde et la Chine. «Ce sont nos experts qui nous ouvriront la porte de la société de la connaissance», commente M. Reiman.

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La Russie souhaite développer des tehcnologies de pointe et innovantes