La prochaine exposition à voir ? Sans hésiter : Ugo Rondinone au Palais de Tokyo. Dès le 28 septembre et jusqu’à la fin de l’année. Si vous avez prévu d’aller à Paris cet automne ou pour les fêtes de fin d’année, n’oubliez pas ce must : un directeur de musée suisse, Marc-Olivier Wahler, qui confie à Paris une exposition majeure à un artiste suisse, Ugo Rondinone ! Mais en fait, ce n’est pas l’œuvre de Rondinone qui est exposée, c’est son cerveau : The Third Mind. Mais les artistes alors ? Ils sont une trentaine, certains très célèbres – beaucoup de femmes – Sarah Lucas, Karen Kilimnik, Sue Williams, Cady Noland, d’autres beaucoup moins, voire oubliés, comme Nancy Grossman ou Hans Josephsohn, certaines œuvres aussi de la collection même de Ugo, et selon Marc–Olivier Wahler, «…un scan de son cerveau: aucun curateur ne pourra jamais imaginer cette structure mentale, un système de correspondance unique à ses propres obsessions ». Selon Emmanuelle Lequeux, qui consacre à l’exposition un article majeur dans la Beaux Arts magazine de septembre, une exposition qui se parcourt comme un « labyrinthe mental ».

Une chance exceptionnelle donc de découvrir de l’intérieur la pensée et les visions de l’un des plus grands artistes suisses d’aujourd’hui – qui expose d’ailleurs aussi, avec Urs Fischer, à la Biennale de Venise, à l’église San Stae, sur le Grand Canal, une exposition «saisissante de calme et de luminosité, époustouflante de blanc et de pureté : des tableaux et des arbres… ». Un artiste à l’intelligence aiguë, à la vaste culture, et qui teinte volontiers d’ironie sa sensibilité à fleur de peau…

The Third Mind, c’est aussi le dernier épisode de la première saison de Marc-Olivier Wahler au Palais de Tokyo : Cinq milliards d’années… Rappelons à son propos que «MOW» comme on l’appelle est philosophe, historien de l’art, commissaire d’expositions et critique. Après avoir remué ciel et terre en Suisse romande pour y faire vivre l’art contemporain, il part à New York pour diriger pendant cinq ans le Swiss Institut – Contemporary Art. En 2006, il est donc nommé à Paris à la tête du Palais de Tokyo – site de création contemporaine – l’un des centres d’art contemporain les plus visités d’Europe. Alors, en revenant de Paris, si vous avez été séduit et que vous souhaitez soutenir la Palais de Tokyo, son directeur et ses projets, n’hésitez pas, et adhérez sans tarder à l’Association suisse des Amis de Palais de Tokyo (email barbara.polla@vtx.ch, présidente).