Theodore, Paul & Gabriel

Si Crosby Stills & Nash avaient eu trois filles avec la divine et tragique Karen Dalton, elles se seraient appelées Théodore, Paul & Gabriel. On objectera que ce ne sont pas là des noms de filles ! Certes, mais dans un monde qui n’en finit plus de considérer que la musique, entre autres choses essentielles, est quelque chose de bien trop sérieux pour être confié au deuxième sexe, le trio a choisi de masculiniser ses prénoms respectifs.

– Paul (ine)Thomson joue de la guitare électrique
– Théodora de Lilez joue de la basse et écrit des scénarios en attendant de les réaliser
– Clémence Gabriel, comédienne, guitariste et chanteuse lead, pèse quelque chose comme un demi bras de Big Mama Thornton, alors comment expliquer que cette silhouette gracile aux yeux clairs chante le blues avec autant de conviction hantée et de blessure de l’âme ?

C’est là tout le mystère et la grâce de Théodore, Paul & Gabriel, la conjonction inespérée de trois jeunes parisiennes qui revitalisent le folk rock avec la candeur des débutantes et le savoir-faire inné de celles qui sont prédestinées. L’acte de naissance de Théodore, Paul et Gabriel se passe dans un café qui jouxte Science Po. Pauline y suit assidument un cursus universitaire, Clémence, de son côté, hante plus souvent le dit débit de boisson que les amphis, et puis ce jour là, une chanson de BB King passe à la radio (ce qui est déjà de bonne augure). L’une s’écrie « J’adore BB King » ! L’autre rétorque « moi, je sais la jouer à la guitare ! ». La première poursuit : « Moi aussi, alors rendez-vous chez moi demain à huit heures ».

Aucune des deux filles n’imagine un jour faire de ces moments privilégiés un projet à long terme, il s’agit juste de jouer de la guitare ensemble, et de chanter. Et puis, avec le temps, l’envie prend corps. Pour cela, il faut se renforcer : Théodora est la première à se couler dans le moule de ce qui s’appelle encore Monsieur S et qui va connaître la géométrie variable constitutive de tous les groupes en croissance. Une pianiste classique, une théorie de batteurs, d’auteurs et de guitaristes solistes vont se frotter au projet, qui finalement se conforte autour du noyau dur de ces prénoms génétiquement modifié à la testostérone.

Pierre Guimard (réalisateur de Lily Wood & The Prick, musicien de Keren Ann ou Jean-Louis Aubert…) a réalisé leur premier EP « The Silent Veil », sorti en France en novembre 2011. The Silent Veil EP est également sorti au printemps 2012 aux Etats-Unis. La marque américaine « Madewell » a déjà choisi l’une de leurs chanson (« My Friend ») pour habiller une de leurs publicités.

Depuis la sortie de l’EP, le trio s’est produit dans certaines des salles les plus prestigieuses de Paris tel que l’Olympia pour le festival des Inrocks, l’Alhambra en première partie des Clap Your Hands Say Yeah, ou encore le Casino de Paris en première partie de Lilly Wood And the Prick.
La presse s’est très rapidement intéressée au projet et de nombreux articles sont parus –dans Les Inrockuptibles, ELLE , Grazia, Glamour, l’Express Style, Guitarist Magazine, Marie-Claire, Modzik…

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du 11 au 13 octobres dans diverses salles à Genève

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