L’enquête fédérale annuelle sur les logements vacants a permis de recenser dans le canton de Genève 329 logements vacants (274 appartements et 55 villas) au 1er juin 2006. Par rapport à l’année précédente, le nombre de logements vacants a diminué de 79 unités. Le taux de vacance, toujours largement au-dessous du seuil de fluidité du marché (2 %), passe de 0,19 % en 2005 à 0,15 % en 2006. Depuis 2002, le taux de vacance (pourcentage des logements vacants par rapport aux logements existants) reste donc à des niveaux extrêmement bas, au-dessous de 0,20 %. La hausse de la population résidante entre fin mai 2005 et fin mai 2006 a été de 3 612 personnes, un peu plus élevée que celle relevée un an auparavant pour la même période (+ 3 159 personnes).

Le gain de logement n’apaise pas les tensions
En même temps, le parc de logements du canton est passé de 211 666 unités au 31 mai 2005 à 213 325 unités un an après. Il en résulte un gain net de 1 659 logements (+ 1 226 entre 2004 et 2005). Ce gain, légèrement supérieur à ceux des dernières années, n’a cependant pas eu d’effet à la baisse sur le degré de tension du marché. Parmi les 274 appartements vacants, 242 sont à louer (dont 21 meublés) et 32 à vendre. Parmi les 55 villas vacantes, 32 sont à louer (dont 2 meublées) et 23 à vendre.

Données en fonction du type de logement
Le taux de vacance varie très peu par rapport à la taille du logement : il est de 0,14 % pour la catégorie des studios et 2 pièces, de 0,15 % pour les 3 pièces, de 0,13 % pour les 4 pièces, de 0,14 % pour les 5 pièces et de 0,19 % pour les 6 pièces. Seuls les logements vacants de 7 pièces ou plus (principalement des villas) affichent un taux de vacance légèrement plus élevé, soit 0,31 %. Rappelons que la cuisine est comptée dans le nombre de pièces.

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Le gain net de 1 659 logements entre 2004 et 2005 n’a pas eu d’effet à la baisse sur le degré de tension du marché.