Le constructeur automobile Toyota fête cinquante ans d’implantation aux Etats-Unis, si réussis qu’il est difficile aujourd’hui d’imaginer une époque où les trois constructeurs américains GM, Ford et Chrysler détenaient encore 95% du marché. En effet, près de 50% du marché des véhicules neufs vendus aujourd’hui aux Etats-Unis sont détenus par des constructeurs étrangers, et Toyota, qui a dépassé Chrysler l’an dernier en termes de volumes écoulés, pourrait bien rattraper cette année Ford, le 2ème du marché américain. Il faut tout de même rappeler que les débuts américains de Toyota n’auguraient pas d’un tel succès. La Toyopet, lancée le 31 octobre 1957, a fait un flop, confortant la mauvaise réputation des produits japonais: des prix bas avec une mauvaise qualité. Mais la suite sera plus réjouissante et notamment dans les années 70, décennie de la crise énergétique et économique, qui va donner un nouvel attrait aux voitures bon marché des constructeurs japonais. Chez les américains, Chrysler évite la faillite grâce à un renflouement public de 1,5 milliard de dollars.

Mais si les constructeurs japonais ont avancé aux Etats-Unis grâce à leurs prix attractifs, les Big Three sont responsables d’une grande partie de leurs maux, estime Jeremy Anwyl, président du cabinet d’études Edmunds.com. En effet, Les consommateurs se sont désintéressés des 4×4, le fond de commerce des Big Three, trop gourmands en carburant. C’est pourquoi, leurs parts de marché, à plus de 70% dans les années 80 et 90, sont tombées à 66% en 2000. Parallèlement, des milliers d’emplois ont été supprimés et des usines fermées, tandis que certains analystes voyaient une faillite possible chez les Big Three. Toyota reste donc une valeur sûre du marché américain et a encore de beaux jours devant elle.

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Toyota fête ses 50 ans aux Etats-Unis, plus fort que jamais.