C’est le régime que les communistes proposent d’établir. Auteurs de l’initiative pour la gratuité des transports publics à Genève, les communistes préconisent entre autres de prélever une taxe de 12 francs pour chaque arrivée à l’aéroport. C’est 50 millions de francs sonnants et trébuchants selon eux qui permettraient de développer la gratuité des TPG.

Ca existe déjà…ailleurs
Les villes ou régions ayant déjà opté pour la gratuité des transports publics ont mis en place des modes de financement très différents. Cette diversité démontre la complexité de la politique des transports et les nombreuses possibilités existantes. A Châteauroux, ce sont les entreprises –par le biais d’un impôt local sur la masse salariale (0,6%)– qui permettent cette gratuité. A Seattle, une partie du réseau est devenu gratuit grâce aux contributions des commerçants concernés. Dans la vallée de Chamonix, ce sont les remontées mécaniques qui rendent possible cette politique.

Les trois propositions de financement des communistes
Le Comité d’initiative genevois a toujours défendu un financement basé sur des taxes liées à la problématique des transports, selon le principe du pollueur-payeur. C’est cette logique qui amène aujourd’hui les communistes à retenir les trois propositions suivantes :

1. Une taxe aéroportuaire spécifique de 12 CHF perçue pour chaque passager arrivant à l’aéroport de Genève-Cointrin et reversée intégralement aux transports publics. Genève possède un aéroport international en plein développement. En 2005, il a accueilli plus de 9,4 millions de passagers. Les experts en prévoient plus de 14 millions à l’horizon 2020. Cette fréquentation représente un des ratio flux de passagers/habitants de la région les plus élevé du monde. Elle signifie aussi une importante pression sur l’environnement.

2. Un versement-transport des entreprises à hauteur de 20 CHF par mois et par employé pour les entreprises de plus de dix salariés. Ce versement représenterait un montant d’1 franc par employé et par jour de travail. Le versement-transport part du principe que les entreprises doivent assumer plus directement les nuisances qu’elles génèrent du fait des déplacements de leurs employés. Cette mesure concernerait actuellement environ 200’000 salariés. Elle générerait entre 45 et 50 millions de francs par an, qui seraient intégralement destinés aux transports publics.

3. Une modification des taxes sur les véhicules motorisés instaurant une taxation ultra-progressive sur la base des émissions de CO2. Le produit de la taxe sur les véhicules était en 2004 de 71 millions de francs. Il pourrait aisément atteindre 100 millions de francs avec ces modifications.

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Très grand projet à creuser…