« Si nous ne sommes pas entendus sur la question du cabotage, nous manifesterons et nous irons chercher en Europe les moyens que l’on nous refuse en France », a prévenu Jean-Paul Deneuville, délégué général de la Fédération nationale du transport routier (FNTR), à l’occasion de l’assemblée générale de la section de l’Ain, samedi 28 mars. En 2008, la profession a déjà connu un premier choc avec une facture pétrolière largement supérieure aux années précédentes. Elle doit à présent faire face à une baisse importante des volumes d’activité. Prévue à partir du 1er mai cette année, la libéralisation du cabotage constituerait un troisième choc que les transporteurs routiers de France ne pourraient supporter. « Tout le monde pourrait faire du transport sur le marché français, mais sans avoir les mêmes contraintes, relève le délégué général. Chacun pourrait bénéficier de la réglementation européenne, sauf le transport français. Nous demandons à être protégé de cette concurrence déloyale puisque le droit social européen n’est pas harmonisé. »