En comparaison avec la consommation annuelle totale de 51 kilos de viande, la viande de cheval avec 680 grammes par année n’est ainsi pas particulièrement appréciée des Suisses. Malgré tout, la production indigène ne suffit pas. Toujours plus de viande est importée du Mexique. Il se cache là-derrière une grande souffrance animale, vu que les chevaux sont transportés sur des milliers de kilomètres des USA et finissent dans des conditions effroyables dans les abattoirs mexicains.

Le transport brutal en camions à deux étages s’allongent sur 2’350 kilomètres, sans arrêt. Durant tout ce temps, les chevaux n’ont ni à boire ni à manger. Après 34 heures, le transporteur de bétail s’arrête enfin pour la première fois à Morton au Texas, un petit village à la frontière du Mexique. Mais la torture des chevaux n’est pas finie. 1’100 kilomètres et presque encore 20 heures de voyage sont encore devant eux, avant qu’ils n’atteignent l’abattoir mexicain comme dernier chemin.

La raison de ces transports extrêmement longs est la décision prise par le gouvernement de Georges Bush, alors président, de fermer les trois abattoirs chevalins aux USA. Depuis, tous les chevaux destinés à l’abattoir sont transportés des USA au Mexique ou au Canada. Les exportations pour le Mexique ont augmenté de 312% dès lors. En comparaison avec les 10’783 chevaux en 2006, 44’475 chevaux des USA ont abouti l’an dernier aux abattoirs du Mexique.

La production suisse de viande de cheval, qui repose avant tout sur les poulains de la race des Franches-Montagnes ne suffit pas, et de loin ; elle représente environ 10% de la consommation totale. Selon les indications de l’organisation spécialisée Proviande, la plus grande partie de la viande de cheval importée provient principalement du Canada avec 2’737 tonnes l’année dernière. Dans le même temps, le Mexique a augmenté d’une façon appréciable avec 1’030 tonnes (en comparaison des 64 tonnes en 2005).

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Tous les chevaux destinés à l’abattoir sont transportés des USA au Mexique ou au Canada.