La traversée de la Rade refait parler d’elle, au travers d’une pétition et d’une résolution que le Grand Conseil vient d’adopter à une large majorité.

Avec les caisses de l’Etat qui sont plus que vides, on aurait pu imaginer que résolution et pétition allaient être balayées.

Des députés déterminés
Mais déterminés, plusieurs députés ont demandé au Gouvernement, dans la résolution adoptée, d’innover en matière de financement d’infrastructures. Il existe en effet des montages financiers différents que ceux pratiqués par l’Etat de Genève jusqu’à maintenant, comme ceux qu’offre le modèle des partenariats publics-privés (PPP).

Savoir prendre exemple
Les PPP sont déjà utilisés dans de nombreux pays, à l’instar de la Grande-Bretagne qui a conclu le PPP le plus important à ce jour. Il porte sur une durée de 30 ans et vise à moderniser le métro de Londres.

Plus proche de nous, le canton de Berne vient, au début de cette année, d’en adopter le principe pour la construction et l’entretien de bâtiments publics.

Privé-public : travailler ensemble !
Le principe des PPP vise à assurer le financement, la construction, la rénovation, la gestion ou encore l’entretien d’une infrastructure. Il s’agit, pour les pouvoirs publics et les partenaires privés, d’optimiser en commun le rapport coût utilité d’un projet sur une longue période.

Les PPP peuvent revêtir différentes formes, comme par exemple celle où le partenaire privé exerce une tâche publique à la place – mais sous contrôle – de son partenaire public, en se trouvant en lien direct avec l’usager.

Sa rémunération peut consister en redevances perçues sur les usagers, parfois complétées par une rémunération des pouvoirs publics. L’exemple de la traversée de la Rade colle parfaitement au principe des PPP.

Gérer la mobilité future, c’est maintenant !
Et là, il y a urgence. En effet, après le problème du logement et celui de l’emploi, la question de la mobilité pourrait bien devenir, dans les années à venir, la préoccupation principale des Genevois. L’augmentation de la mobilité à Genève est en effet estimée à quelque 40% d’ici 2020. Il est donc important de développer l’ensemble des moyens de déplacement, qu’ils soient collectifs ou privés.

La pétition et la résolution adoptées par le Grand Conseil demandent que la traversée de la Rade en tunnel, avec deux fois deux voies, soit traitée en priorité et que l’ensemble des procédures nécessaires à sa réalisation soient engagées rapidement.