En exposant du 16 mai au 13 septembre 2009 les trésors de la Maison Pouchkine de Saint-Pétersbourg, sortis pour la première fois, la Fondation Martin Bodmer offre une approche inédite du Grand siècle d’or de la littérature russe.

Gogol et Tchékhov, Tourgueniev, Pouchkine, Dostoïevski et Tolstoï… ces noms témoignent à eux seuls de l’effervescence intellectuelle russe au XIXème siècle. Brouillons, manuscrits ou dessins autographes, premières éditions et éditions d’art des auteurs classiques côtoient ouvrages de piété ou de cosmologie et livres saints apocryphes des Vieux-Croyants, copiés et enluminés à la main, ou encore images populaires gravées sur bois, les loubki. Des enregistrements sonores exceptionnels de la fin du XIXème siècle de tchastouchki, ces chansons d’origine ouvrière ou paysanne complètent ce panorama littéraire et artistique. Des documents empruntés à la Bibliothèque polonaise de Paris et à des collections privées s’ajoutent aux œuvres russes.

Pouchkine & Tolstoï
Lorsqu’Alexandre Pouchkine meurt en 1837 dans un duel, il avait alors 38 ans, un autre poète, un prince, s’écria: «Le soleil de notre poésie s’est couché!». Véritable créateur de la langue littéraire russe, il inaugure l’Âge d’or de cette littérature, qui court au long du XIXe siècle, de Pouchkine à Tolstoï, les deux plus grands génies, les deux pôles entre lesquels oscille l’âme russe, Pouchkine et son acceptation joyeuse de la vie, Tolstoï et sa négation.

img12778.jpg

Les trésors de la Maison Pouchkine de Saint-Pétersbourg. Fondation Martin Bodmer, du 16 mai au 13 septembre 2009