Invité par la SSR idée Suisse, section SRT de Genève, Gérard Tschopp, directeur de la Radio Suisse Romande, est venu s’exprimer dans les salons du Cercle des Dirigeants d’Entreprises sur le thème: « Une région, quatre chaînes, quel avenir? ». Chiffres à l’appui, Gérard Tschopp a situé la RSR dans le paysage médiatique. Avec une part de marché de 64,3%, les chaînes de la RSR (la Première, Option musique OM et FM + Cable, Espace 2 et Couleur 3 occupent une place prépondérante sur le marché romand. Les radios privées suisses détiennent, quant à elles, 23,2 % de parts de marché, et les stations étrangères 12,5 %. Ces chiffres sont ceux du 3ème trimestre 2006, donc d’actualité, et sont en progression. « Une croissance réjouissante, car la concurrence demeure forte », a tenu à souligner le conférencier.

Les heures parlées occupent 80% de l’horaire de la Première
Les bons chiffres de la RSR ne sont pas le fruit du hasard. Engagé depuis plusieurs années dans un processus de réformes et de nouvelles grilles, la RSR s’est résolument tournée vers des formules innovantes et vers les nouvelles technologies, avec Internet. « Il y a une dizaine d’années, pour la Première, la proportion des heures « parlées » se montait à 40%,contre 60% d’offre musicale. Aujourd’hui la proportion est montée à 80% d’émissions, de magazines, d’interviews et de reportages ». Une grande offre, donc, variée, avec des publics divers, mais aux exigences élevées. Selon un sondage indépendant, le taux de satisfaction demeure haut, avec plus de 90% d’auditeurs qui plébiscitent les chaînes de la RSR. La fameuse phrase prononcée par un prédécesseur de Gérard Tschopp « Il faut surprendre l’auditeur avec ce qu’il attend » garde toute son actualité, même si le multi média apporte de multiples ouvertures.

L’avenir à 5 ans
La RSR, dans son processus d’évolution s’implique dans Internet: « Il faut sans cesse s’adapter aux consommateurs, être à l’écoute, anticiper », précise Gérard Tschopp. Avec plus de 500’000 clics par mois (contre 200’000 il y a un an et demi!), les auditeurs accèdent via cet outil aux prestations de la RSR. Quant aux téléchargements d’émissions, c’est carrément le grand boum! En novembe 2006, 500’000 téléchargements ont été opérés. « Le client, c’est où je veux, quand je veux », a encore ajouté Gérard Tschopp avant de conclure que d’ici à cinq ans, les radios à contenu « classiques » vont demeurer majoritaires, que les radios musicales vont régresser, que la gestion des droits va devenir très complexe, que l’interactivité sera en forte croissance et que la mondialisation va susciter un besoin de proximité, et donc que les radios régionales vont continuer à jouer un rôle déterminant.

img1664.jpg

Gérard Tschopp, directeur de Radio Suisse Romande