Blaise Matthey vient d’être nommé Secrétaire Général de la Fédération des Entreprises Romandes (FER).

Comment envisagez-vous votre nouveau rôle?
Avec calme, sérénité et confiance, en m’appuyant sur les 257 collaborateurs efficaces qui m’entourent.

Vous avez placé votre soirée au BFM sur le thème: «nouvelle direction, même sens».

Nous allons en effet poursuivre notre action selon trois axes:

Jouer notre rôle de lobbyiste.
Sans complexe, conscients que le fait de regrouper 80 associations professionnelles arrivant à se mettre d’accord sur des valeurs essentielles nous donne une réelle force face aux groupes politiques ou autres groupes de pression qui peuvent relayer nos messages.

Etre un lieu de réflexion et de prise de position.
C’est grâce à ce lieu d’échange vivant qu’est la FER, où se mêlent toutes les professions et tous les types d’entreprises, de tous les cantons, que nous pouvons réfléchir et prendre position sur de grands problèmes de société en nous appuyant sur leur vécu quotidien.

Multiplier nos services aux entreprises et poursuivre la mise en place de notre site Internet.
Du type «one stop, one shot», cette palette de services, rassemblés en un lieu unique, plaît à nos membres. Notre passeport électronique FER permet d’échanger des informations parfaitement sécurisées.

Avec cet outil, nous pratiquons déjà le E-salaire, l’annonce de collaborateurs en ligne et la déclaration annuelle, services accessibles à l’ensemble de nos membres. Dès janvier 2008, nous étendrons encore les prestations offertes. Notre objectif: utiliser cette procédure, unique en Suisse, pour l’ensemble de nos services.

Vous semblez accorder beaucoup d’importance à cette nouvelle technologie!
J’ai supervisé depuis plusieurs années la mise au point de ce réseau Internet, choisissant de bons fournisseurs, formant nos collaboratrices (elles représentent 56% de notre personnel) et collaborateurs, et mettant au point des techniques très audacieuses. C’est un fait: Internet est une révolution à la Gutenberg. Le chef d’entreprise doit absolument gagner du temps dans un monde de plus en plus complexe; il n’est qu’à voir l’évolution de nos réglementations. Notre passeport électronique lui apporte un confort dans sa gestion. Il n’y aura pas de retour en arrière dans ce domaine et nous avons su prendre les devants.

Qui êtes-vous, Blaise Matthey?
Avant tout un homme très international. Avocat de formation, j’ai suivi des stages en France, en Allemagne et aux USA. En apprenant à découvrir la richesse des autres, j’ai appris à rapporter chez nous le meilleur de mes découvertes. C’est le message qui me semble le plus important à faire passer à notre jeunesse: s’ouvrir sur ce monde qui bouge tant.

Vous êtes en quelque sorte le «patron des patrons»
Je suis plutôt un guide qui tient à rappeler en permanence que, sans nos milliers d’entrepreneurs, on ne parlerait même plus d’économie. Une récente étude du FMI souligne que la Suisse est le seul pays connaissant une hausse constante de sa part de PNB constituée par les salaires. Outre le fait que cela garantit un certain niveau de vie à nos concitoyens, n’oublions pas que les fortes rentrées fiscales qui en découlent permettent à nos politiciens de mener leurs actions avec un certain confort. Je tiens aussi à être le porte-parole permanent de nos entreprises romandes, une voix des francophones vers nos autorités fédérales.

Encore un peu de temps à vous?
Le tennis et le golf pour le corps, la lecture pour l’esprit, des actions dans le bénévolat pour rendre un peu de ce que l’on reçoit. Reste une absolue priorité: prendre régulièrement du recul.

C’est ce que je fais en visitant un musée dans chaque ville ou mes activités me portent. Se tourner vers cette riche culture du passé reste le seul moyen pour moi de tenter d’avoir une vraie vision sur notre avenir.

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Blaise Matthey, le nouveau Secrétaire Général de la FER.