Sous ce titre un peu humoristique se cache en fait un domaine des plus sérieux: la prévention du péril aviaire. Il ne s’agit pas de la grippe, mais des dangers qui guettent l’aviation face aux volatiles qui partagent le même environnement. En effet, des dommages sérieux, voire des accidents graves, peuvent être causés par une collision avec un oiseau, en particulier lors de l’atterissage ou du décollage d’avions, ou même d’atteintes au niveau des réacteurs. Le Bureau de Travaux et d’Etudes en Environnement (BTEE), dirigé par Stéphane Pillet, ainsi que l’Unité de Prévention du Péril Aviaire et de Gestion de la Faune et l’Aéroport International de Genève, se sont associés dans le cadre de cette démarche. Par ailleurs, l’Airport Council International (ACI), dont le fonds ACI est présidé par Paul Genton, ancien Directeur général de l’Aéroport de Genève, a collaboré à l’édition d’un DVD qui sera adressé aux directeurs des aéroports membres de l’ACI. Cette opération tient à mettre en avant les mesures de préventions prises notamment par la plateforme aéroportuaire de Genève, afin de lutter efficacement contre ces dangers. Observation, mesures d’effarouchement actives et interventions sur le terrain permettent de limiter largement d’éventuels problèmes.

Des cigognes de passage à Genève
A titre d’exemple, les 17 et 18 août derniers, plus de 100 cigognes blanches ont fait « escale » sur le site de l’Aéroport, obligeant la direction de fermer l’une des pistes dédiées à l’aviation légère. Une mesure prise, comme d’autres, pour assurer la sécurité du trafic aérien et donc des passagers, l’une des priorités de l’aéroport genevois.

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Stéphane Pillet, directeur du Bureau de Travaux et d’Etudes en Environnement (BTEE), présentant les actions de prévention du Péril Aviaire