Les grues sont entrées en action en contrebas de la RD 1006, sur les parcelles ""encore vierges de la ZI des Vallons, à Cessieu. Pascal Christin est le premier à construire son bâtiment artisanal sur l’extension de la zone d’activité, au bout d’une “raquette” fraîchement aménagée. Il a acquis un lot de 1800 m2, «séduit par la proximité de l’échangeur autoroutier.» A la tête de “HPM Automatismes”, il est spécialisé dans le négoce de machines pour l’horticulture. Jusqu’à présent installé dans la région lyonnaise, il explique : «J’ai trouvé ici un cadre adapté à mon activité avec des accès pratiques, mes principaux fournisseurs étant Italiens.»
Un temps en sommeil, la commercialisation des 3,7 hectares viabilisés par la Communauté de communes des Vallons de la Tour (six lots) vient de s’accélérer. Le maire de Cessieu, Christophe Brochard, annonce : «Je viens de délivrer deux autres permis de construire ce lundi 16 mars.» L’entreprise locale “Gotrex” (plomberie et robinetterie industrielle) va venir s’installer sur le lot 2. L’artisan sera suivi par M. Bouvier, qui va bâtir sur une autre parcelle un bâtiment qui abritera six ateliers avec bureaux de 300 à 400 m2 destinés à la location.
Pascal Payen, président de la Communauté de communes (CCVT), est ravi : «Nous sommes en discussions avancées pour deux autres lots. Notre choix de redimensionner cette extension pour l’adapter aux besoins des PME artisanales des Vallons s’avère payant. Encore un lot et la zone sera entièrement occupée avec des dizaines d’emplois à la clé.» A l’origine, cette réserve foncière à vocation économique avait été constituée par la collectivité pour ac-cueillir des activités industrielles, l’incendie de l’usine Cooperl jouant un rôle d’accélérateur. Mais dans le courant du mandat précédant, les élus se sont aperçus que les entreprises de grande taille ne sont pas vraiment dans une logique d’achat de terrain, cherchant plutôt à acquérir ou louer des bâtiments déjà existants. Pascal Payen souligne : «Nous avons alors décidé de redécouper la zone pour proposer des parcelles plus petites, qui répondent à une vraie demande.»

Une configuration mieux adaptée aux artisans
Les tarifs ont été réadaptés (1 euro le mètre carré pour les terrains non constructibles destinés aux parkings) et l’occupation de l’espace optimisée. Ainsi, l’aménagement de voiries perpendiculaires en forme de “raquettes” a permis de rapprocher les réseaux (électricité, eau, assainissement, telecom) des parcelles, ce qui génère moins de frais pour les entrepreneurs. Pour la CCVT, l’investissement s’est élevé à 360 000 euros. La fin de ces travaux, en septembre 2014, a agi comme un déclic, les artisans étant séduits par la nouvelle configuration des lieux.
Pascal Payen complète : «A proximité d’industries innovantes comme Ferrari ou Stumec, cette nouvelle zone d’activité est parfaitement complémentaire avec le projet du Serpentin.» Là-bas aussi, un “village d’artisans” verra le jour avec une pépinière d’entreprises axée sur l’éco-construction. Le président de la CCVT conclut : «Avec le pôle de loisirs marchands également prévu, nous faisons tout pour diversifier l’activité économique et accompagner les créateurs d’entreprises sur le territoire.» Petits et grands !
Stéphane Perrin


2016-03-19