Une contamination “criminelle”

Pékin a estimé jeudi que la contamination des raviolis chinois ayant rendu malade dix personnes au Japon avait résulté d’un acte “criminel”, vraisemblablement perpétré hors de Chine, une affirmation qui a laissé très sceptiques les autorités japonaises.

Au vu des investigations conduites, “l’incident des raviolis empoisonnés au Japon n’est pas un problème de sécurité alimentaire causé par des résidus de pesticide, mais un crime isolé et délibéré”, a déclaré le directeur adjoint de l’Administration du contrôle de qualité en Chine.

“Il est hautement improbable que l’acte de contamination des raviolis soit survenu en Chine”, a ajouté Wei Chuanzhong, lors d’une conférence de presse.

Selon lui, les différentes investigations conduites par les équipes chinoises n’ont mis en lumière aucune trace du pesticide incriminé, y compris dans des raviolis rapportés du Japon.

Les autorités japonaises, qui sont convaincues que la contamination a eu lieu en dehors du Japon, ont fait part de leurs doutes à propos de la thèse des Chinois.

“Nous voulons qu’ils apportent les preuves scientifiques de ce qu’ils avancent”, a déclaré Hiroto Yoshimura, le chef de l’Agence nationale de la police du Japon.

Il s’est aussi étonné que les Chinois prétendent ne pas recevoir des Japonais la coopération attendue pour l’enquête.

“Leur déclaration à la presse contient des éléments alarmants. Nous leur avons donné des informations qui devraient leur être utiles pour l’enquête. Nous ne comprenons pas que les Chinois parlent d’un refus du Japon de leur donner des preuves”, a expliqué M. Yoshimura.

Révélée fin janvier au Japon, la contamination au pesticide de raviolis importés de Chine a porté atteinte à l’image des produits chinois dans l’archipel.

Trois mille sept cents personnes se sont déclarées malades à cause de raviolis chinois dans les jours qui ont suivi, bien que seuls dix cas aient été directement liés à l’ingestion du produit.

Les autorités chinoises et japonaises ont chacune ouvert leur enquête.

La police japonaise souligne que des traces de pesticide ont été retrouvées dans des paquets de raviolis surgelés parfaitement fermés, ce qui accrédite pour elle la thèse d’une contamination sur le site de production.

Les raviolis incriminés ont été produits et empaquetés par la société chinoise Tianyang Food Processing, basée dans la province de Hebei qui entoure Pékin.

Le Japon importe 60% de sa nourriture et la Chine est son deuxième fournisseur en la matière.

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Les autorités japonaises ont fait part de leurs doutes à propos de la thèse des Chinois.

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