Au 31 décembre 2007, l’endettement du canton de Genève se situait à 12,26 milliards de francs, revenant ainsi en-dessous de son niveau de décembre 2004 (12,43 milliards). A fin 2006, le niveau de cette dette culminait à 13,17 milliards de francs. La dette a donc reculé de près d’un milliard de francs en une année. Cette évolution positive résulte essentiellement de l’impact sur les recettes induit par la conjoncture favorable dont a bénéficié notre canton au cours des deux dernières années, conjugué avec la bonne maîtrise des charges de l’Etat au cours de la même période. Les comptes de l’Etat ont ainsi affiché un excédent de 205 millions en 2006, tandis que les prévisions pour 2007 tablent sur un résultat positif de l’ordre de 400 millions.

Une part mineure de la diminution de la dette revient aux transferts d’actifs de l’Aéroport international de Genève (148 millions) et des Transports publics genevois (37 millions). Les 387 millions de rentrées nettes découlant des transferts d’actifs des Services industriels genevois influenceront pour leur part l’exercice 2008.

La baisse marquée du niveau d’endettement à fin 2007 était attendue, dans la mesure où les exercices 2005 et 2006 avaient connu une importante hausse de la dette – respectivement 267 et 465 millions – malgré un fort taux d’autofinancement (en 2005, grâce à la vente de l’or de la BNS). Ce décalage de trésorerie s’explique par le fait que les dépenses sont en général payées l’année où elles sont comptabilisées, alors qu’une part non négligeable des recettes fiscales sont effectivement perçues une ou deux années après avoir été estimées.

L’évolution de la dette et de son coût reflète également le professionnalisme et la rigueur qui caractérisent la gestion de la trésorerie de l’Etat, fonctionnant en flux tendus. Ainsi, malgré l’évolution globalement haussière des taux d’intérêts en Suisse – en particulier des taux d’intérêts à court terme – et malgré les turbulences récentes qui ont affecté le marché financier dans son ensemble, le taux moyen de la dette cantonale a pu être maintenu à 2,9% en 2007, grâce notamment à une répartition judicieuse entre emprunts à court et long terme, ainsi qu’entre emprunts à taux fixes et à taux variables.

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C’est la première diminution de la dette du canton de Genève depuis sept ans.