Le réchauffement climatique, le trou de la couche d’ozone ou encore la pollution atmosphérique menacent la diversité biologique ainsi que les conditions de l’existence humaine. Depuis deux siècles, les émissions de CO2 n’ont cessé de croître, nous plongeant dans une nouvelle ère, celle de l’Anthropocène. Formulé par le prix Nobel Paul Crutzen dans les années 2000, ce terme définit une nouvelle époque marquée par l’impact massif des activités humaines sur le climat.

Le 20 octobre prochain, l’historien Jean-Baptiste Fressoz, chargé de recherche au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Paris, analysera la genèse de cette nouvelle ère, lors d’une grande conférence de la Maison de l’histoire de l’Université de Genève (UNIGE) intitulée “Une histoire politique du CO2. Comment sommes-nous entrés dans l’Anthropocène?”. A cette occasion, Jean-Baptiste Fressoz évoquera les grands processus historiques liés à la hausse des émissions de CO2. Il tentera également de comprendre et d’identifier les institutions, les pouvoirs, les imaginaires et les intérêts qui nous ont véritablement placés sur le chemin de l’abîme climatique. En effet, il ne s’agit pas uniquement de mesurer pour comprendre, mais aussi de déjouer les convictions, d’étudier les réflexions, les savoirs et les erreurs du passé afin de faire face à l’Anthropocène.

Cette conférene s’inscrit dans le cadre du cycle “Histoire vivante”, organisé en collaboration avec la RTS.

Conférence de l’historien des sciences, des techniques et de l’environnement, Jean-Baptiste Fressoz
jeudi 20 octobre, 18h30
Uni Dufour
Entrée libre

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