En fin de semaine dernière s’organisait une méga fête sur la commune de Villefontaine afin de ""célébrer l’autorisation du futur village de marques “The Village”.
Le tapis rouge était déroulé à l’entrée de la salle Daniel Balavoine tandis que Raymond Feyssaguet accueillait les invités.
Pour cette fête, ils étaient pas moins de 200 à s’être pressés au rendez-vous.
Toutes et tous étaient venus pour fêter l’événement. Pour fêter la décision du Conseil d’Etat “tombée” quelques jours auparavant. Pour fêter dignement une étape décisive dans le projet “The Village”.
Aussi, pour cet événement, les associés du projet “The Village” étaient au rendez-vous. Tout d’abord, Philippe Journo, président de la Compagnie de Phalsbourg – Iestyn Roberts et Alain Bacquier pour Freeport – Joëlle Huillier, députée – Patrick Margier, maire de La Verpillière – Raymond Feyssaguet, maire de Villefontaine – Ludovic Nassisi, président du VIC des Marques – Martial Manier, président du CSBJ Rugby…
""Tous ces interlocuteurs ont laissé les discours écrits pour laisser parler leur cœur. Les remerciements ne manquaient pas. Ils fusaient de part et d’autres de la salle. Le cri de cœur et la joie explosaient. “Si nous sommes là. Si nous sommes encore là, c’est parce que vous avez été là”, s’exclamait Philippe Journo. Les maires Raymond Feyssaguet et Patrick Margier étaient chaleureusement remerciés pour s’être “battus” dans ce projet qu’ils ont porté à bout de bras. Le comité de soutien ainsi que la députée étaient félicités pour leur rôle moteur et décisif sur ce projet. Et de poursuivre : “Malheureusement, en France, à chaque fois que quelqu’un veut faire quelque chose de bien dans sa région, qui veut bouger, qui veut créer de la richesse, qui veut créer de l’emploi, créer de la prospérité économique pour nous, nos familles, nos enfants, et bien vous avez cette espèce de traversée du désert qui commence. Mais cette traversée du désert, les élus l’ont commencée seuls. On les a rejoint avec Freeport puis avec la Compagnie de Phalsbourg. Et puis, on a été de plus en plus nombreux pour ce projet. Et ça me plait d’être là ce soir, avec vous. Parce que cette décision du Conseil d’Etat, c’est une étape très importante parce qu’elle veut dire que plus personne ne pourra empêcher ce projet de se réaliser. Et si nous sommes déjà prévenus qu’il y aura des recours sur les permis de construire, etc… etc… nous, nous sommes très républicains parce que nous n’avons attaqué personne. Nous ne sommes jamais rentrés dans la polémique. Nos opposants sont allés au bout de ce qu’ils pouvaient faire. Le village de marques, c’est très important parce que cela permet de capter, un peu, du flux qui passe devant La Verpillière et devant Villefontaine. Des gens qui vont aux sports d’hiver. Des touristes. Ce sont 1,2 millions de touristes qui jalonnent ici. Un flux qui ne profitait pas aux communes. Au territoire. A l’économie. Les oppositions à venir nous les surmonteront parce que ce village de marques vous le méritez”.
Quant à Raymond Feyssaguet, il se targuait de rappeler l’histoire. Une histoire de dix longues années. Mais aussi le vote “historique” de la communauté d’agglomération. La CAPI devait se positionner sur le village de marques. 50 “pour”, 50 “contre” et 1 “abstention” ! Et bien, c’est grâce à cette “abstention” qu’on y est ! “Je me souviens aussi qu’au début, le maire de La Verpillière n’en voulait pas. Nous en avons longuement parlé. Nous avons visité de nombreux villages de marques et, finalement, il a changé d’avis !”.
Ce projet est un projet magnifique. Il s’inscrit dans l’originalité. Ce sera le plus écologique construit en France. Peut-être même en Europe ! C’est l’architecte italien Gianni Ranaulo qui l’a conçu. Il ne sera pas seulement beau, ce sera aussi un véritable lieu de vie. “The Village”, le luxe aux Portes de l’Isère ne sera pas un rêve mais bien une réalité. Freeport est le numéro 8 au niveau mondial des “Villages de Marques” ajoutait encore Iestyn Roberts, président de Freeport.
“The Village” est une structure qui va permettre au territoire de rayonner. Des choses formidables vont se faire avec les commerçants et les chômeurs. “Nous sommes tous sur la même longueur d’ondes. Créer 600 emplois par les temps qui courent il n’y a rien de plus beau. C’est formidable”, ajoutait Patrick Margier. Le démarrage du projet pourrait se faire en milieu d’année 2014.
Alors oui, la fête était belle… Belle encore pour le CSBJ Rugby ! Le CSBJ est aux couleurs de notre territoire. Le rugby est la culture d’un territoire. Une valeur profonde pour le territoire. Le sens de l’honneur, le sens de l’équipe, le sens de la “bagarre” au même titre que la bagarre qui a été menée par les élus et le comité de soutien.
Après les échanges de maillots du CSBJ qui affiche “The Village”, les confettis inondaient le public qui était convié à lever le verre de l’amitié autour d’un buffet dînatoire mais aussi à fouler la piste de la salle Daniel Balavoine pour faire la fête jusqu’au bout de la nuit !

Echange avec Alain Bacquier, executive development Freeport, à propos des commerçants locaux
Une complémentarité avérée

“Il est clair que ce type de projet est générateur de flux, et la clientèle est une clientèle qui a parcouru une distance correspondant à 1 h, 1 h 30 de route (80 % de la clientèle), c’est la différence avec un centre commercial classique qui partage la même zone de chalandise que le commerçant local avec une concurrence frontale. Un village de marques travaille sur une clientèle qui s’est éloignée. Elle ne viendrait pas à Villefontaine s’il n’y avait pas de village de marques d’ailleurs. On attire 3 à 4 millions de personnes, en rythme de croisière, sur ce type de projet. L’idée est que l’on arrive à faire rester sur place une partie de ces visiteurs. Aujourd’hui, dans la pratique, quand on regarde les centres que nous avons en activité, c’est ce qu’il se passe. D’où l’idée d’avoir des partenaires avec le secteur hôtelier, avec la restauration, avec tous ceux qui pourront bénéficier de ces flux. C’est également valable pour le commerce local. Un exemple, en Angleterre, à Braintree, cette ville avait peu de magasins spécialisés dans le textile, et depuis l’arrivée de Freeport, il y a une trentaine de boutiques haut de gamme, en commerce traditionnel. Elles sont arrivées grâce aux flux nouveaux. En ce sens, on voit bien qu’il existe une complémentarité entre le centre de marques et le réseau de détail”.

""L’enjeu des partenariats
“L’idée est de créer des partenariats avec les acteurs économiques locaux, dont les commerçants. On n’est pas opposé au principe de détaillant, on s’inscrit en complémentarité dans nos centres de marques, puisqu’on distribue des surstocks, c’est-à-dire des produits des années précédentes ou des produits qui ont des défauts de série, de fabrication, ou qui n’ont pas été vendus par ces mêmes détaillants. L’idée est de trouver des synergies et des mesures de partenariats avec le circuit de détail”.

Des promoteurs qui s’engagent
“L’histoire de la Compagnie de Phalsbourg et la philosophie de Freeport nous interdisent de présenter un projet qui aurait pour conséquence une concurrence directe avec le tissu commercial local”.
Extraits de la présentation du promoteur

Texte et photos : Carole Muet
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2014-12-06