Jean-Philippe Geoffroy enseigne à l’ifage depuis 30 ans, Daniel Gysin depuis trois ans. Ces deux-là ont quelque chose de particulier. Fabricants de rêve, ils sont associés depuis 24 ans et collaborent avec les plus grands noms de la bijouterie. Ils nous ouvrent la porte de leur atelier, un véritable trésor où se mélangent bijoux, métaux, outils, sculptures…

Quel est votre rôle au sein de l’ifage?
JPG: Nous donnons des cours du soir deux fois par semaine. La joaillerie est une passion alors pourquoi ne pas la transmettre? C’est un savoir-faire qui ne demande qu’à être exploité. De nombreuses personnes s’intéressent à la joaillerie en parallèle de leur métier. Il s’agit d’un travail pratique et extrêmement personnalisé.

En quoi consiste-t-il?
JPG: Les apprenants proviennent d’horizons professionnels très variés et ont des niveaux différents. Certains d’entre eux sont sertisseurs, d’autres techniciens-dentistes ou encore architectes! Le monde de la bijouterie les aide à se perfectionner aussi d’un point de vue personnel. La joaillerie mérite du temps et nous sommes là pour les guider.

Quelle matière travaillez-vous avec vos élèves?
JPG: Avec ce que l’on appelle du maillechort. C’est un métal peu coûteux, très proche de l’argent et de l’or que l’on utilise pour apprendre et s’entraîner. C’est un alliage à base de nickel et de cuivre.

Parlez-moi de votre savoir-faire…
DG: Réparation, transformation et création en font partie. Notre communication s’opère à travers le bouche-à-oreille et nous sommes assez discrets. Nous travaillons aussi bien avec les plus grands de ce nom que pour la clientèle privée. En outre, nous participons à quelques expositions tels que le Salon de la bijouterie ou encore le Salon du mariage pour présenter nos alliances. Propos recueillis par bf

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Daniel Gysin et Jean-Philippe Geoffroy, enseignants en Joaillerie à l’ifage