«Je me souviens de l’école de mon enfance. La période de ""l’enfance nous laisse de magnifiques souvenirs. Aller à l’école ne devrait être que du bonheur. Malheureusement, nous vivons dans une monde d’insécurité. Et les contraintes de sécurité vont entraver cette sérénité, c’est dommage. J’ai des petits-enfants et mon premier p’tit loup va faire sa toute première rentrée des classes. Alors oui, ça m’inquiète» lance Hélène Duplat. Nous voilà dans le vif du sujet. Cette année, c’était comme ça : ce jeudi 1er septembre, la sécurité des écoliers primait sur le cartable ou le dernier jeu à la mode.
L’adjointe au maire en charge des Affaires scolaires poursuit : «Bien sûr, nous avons reçu des consignes. Elles émanent du ministère de l’Education. Pus localement, c’est Jean-Claude Pardal, adjoint à la sécurité, qui gère le dossier.» Et de conclure : «Nous ne sommes pas en alerte attentat. Nous sommes déjà en plan Vigipirate depuis plusieurs mois.» Quoi qu’il en soit, Hélène Duplat assurait lundi 29 août que tout était prêt pour la rentrée scolaire 2016-2017. L’effectif du nombre d’enfants scolarisés dans les écoles primaires et maternelle de la ville était alors de 2 768 élèves. Un chiffre qui risque de bouger avec les radiations et les arrivées de “dernière minute. À la précédente rentrée, il y avait 2 636 écoliers. Les chiffres sont toujours en augmentation à Bourgoin-Jallieu.

Tout pour rassurer les parents
Alors, que trouve-t-on dans les consignes données pour sécuriser les écoles ? Tout d’abord, l’Éducation Nationale a adressé des demandes aux communes :
– affecter des agents municipaux aux entrées et sorties d’école
– éviter les regroupements de parents aux entrées et sorties d’école
– interdire le stationnement de véhidcules devant le portail des écoles
Pour le reste, les PPMS ont été rédigés en grande majorité à Bourgoin-Jallieu. Il manque encore certaines écoles qui ont été relancées par le pôle éducation. Ces plans doivent être revus et mis à jour chaque année. Par ailleurs, des mallettes de secours ont été achetées par la Ville et ont été distribuées à la rentrée scolaire. Des compléments d’achat sont prévus dans l’étude du prochain budget.
Par ailleurs, les directeurs d’écoles ont la consigne de réaliser des exercices d’évacuation ou de confinement régulièrement. Du côté de la municipalité, le sujet n’a pas été pris à la légère. Ce jeudi 1er septembre, deux patrouilles du commissariat de police étaient dédiées aux écoles de 7h30 à 18h30. Les autres jours, ce sont cinq agents de la police municipale qui seront affectés aux heures de rentrée et de sortie. En prime, trois visiophones vont être installés dans les écoles Louise Michel, Edouard Herriot et Jean Rostand.

Deux ouvertures de classe
Bourgoin-Jallieu compte 15 écoles publiques maternelles, élémentaires et primairesd. La ville est attractive et gagne chaque année de nouveaux habitants. En fonction des effectifs prévisionnels, des ouvertures ou des fermetures de classes peuvent être décidées au moment de la rentrée.
Cette année, deux classes supplémentaires ont d’ores et déjà ouvert, l’une à la maternelle Pré-Bénit, l’autre à la maternelle Louise Michel. Ceci est lié à l’augmentation des effectifs, mais également à l’instauration d’une très petite sections à l’école Louise Michel. Elle est ouverte aux enfants âgés de 2 ans et demi.
Du côté des projets, il y a l’agrandissement de l’école de La Grive. Hélène Duplat explique : «Ce quartier s’est fortement développé. Nous devons imaginer l’avenir. Pour l’heure, ce sont trois classes qui vont sortir de terre pour un coût prévisionnel de 1,121 million d’euros avec une aide du Conseil départemental. Nous sommes dans l’attente d’une réponse de l’État. En espérant un démarrage du chantier très prochainement, ces classes devraient ouvrir en septembre 2017.»

Quoi de nouveau du côté des TAP ?
Pour la troisième année, des temps d’activités périscolaires (TAP) sont proposés un après-midi par semaine. Ils étaient initialement organisés les lundis, mardis, jeudis et vendredis selon les établissements. Les élus et les services ont écouté les retours des comités de suivi et ont choisi de supprimer le lundi, dont l’après-midi vaqué coupait trop le retour à l’école en début de semaine. Les écoles concernées ont vu leur après-midi replacé le mardi ou le jeudi.
Pour le choix des activités, un programme a été diffusé en juin aux familles. Elles ont formulé des choix pour l’année entière, et non plus par trimestre. Cette projection permet une meilleure répartition des ateliers et des intervenants pour proposer d’avantage d’activités dans chacun des établissements. En 2015-2016, les TAP ont coûté 300 000 € à la collectivité et 90 000 € aux parents. Pour l’heure 820 élèves sont inscrits.
Carole Muet

 

2017-09-01