Sa passion pour la peinture et le dessin est innée et c’est tout naturellement qu’il étudie ces matières à Sofia, dans les écoles d’état où la sélection artistique est rigoureuse. Il réussit brillamment tous ses examens, pour être enfin admis à l’Académie des Beaux-arts. Sa première exposition personnelle a lieu à Sofia en 1985. Ce n’est pas par hasard que la maîtrise des différentes techniques l’amène à rechercher les « secrets » des peintres, de l’Antiquité à nos jours.

Dès son plus jeune âge, Vadò accompagne son père, ethnographe, sur les sites de recherche, très nombreux en Bulgarie et dans les pays limitrophes : Macédoine, Grèce. Les villages de Perpericon, Sevtopolis, Troya, Ohrid par leur éloignement et leur situation tant géographique qu’historique, offrent de nombreux éléments encore inexplorés, qui évoquent les symboles des différentes périodes de notre histoire.
C’est dans ce contexte très particulier pour un enfant que Vadò apprend que, depuis des millénaires, les hommes ont une écriture : lettres, hiéroglyphes ou symboles.
Le symbolisme sera sa recherche permanente et sa passion et c’est sur la toile qu’il exprimera le mieux sa philosophie, mêlant signes et symboles de toutes les civilisations, de toutes les religions, de l’Antiquité à nos jours, en passant par l’Egypte et l’Amérique précolombienne.
Pour apprécier sa peinture, nul besoin de connaître la mythologie et la symbolique, il suffit de laisser guider dans le labyrinthe par le Soleil ou le Fil d’Ariane, de voler avec la Chouette, messagère des Dieux, de naviguer sur toutes les mers en compagnie du Poisson, source de vie, de reconnaître le couple au travers du Féminin et du Masculin, de voir, de regarder et de nous laisser porter par notre imagination pour accéder à l’imaginaire de la création.
La peinture de Vadò se regarde, les yeux grands ouverts, pour mieux parler à notre âme.

Danièle Peretti – Galerie de la Colombe, Vallauris-Golf Juan

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Jusqu’au 20 novembre