La 7ème journée nationale des filles s’est déroulée le 8 novembre dernier. A Genève, le taux de participation est estimé à plus de 70%! Ce sont environ 1400 filles de 5e primaire qui ont trouvé motivant d’accompagner leur mère, leur père ou encore un proche sur leur lieu de travail.
Cette journée d’immersion dans le monde professionnel a été préparée par le Service cantonal pour la promotion de l’égalité entre hommes et femmes (SPPE), avec l’aide d’entreprises ainsi que celle, précieuse, du Département de l’instruction publique.

L’égalité des sexes
«La participation est de plus en plus importante, on est en bonne voie pour faire 100%» s’exclame Fabienne Bugnon, Directrice du SPPE. Cette année, il ressort que les enseignants des écoles primaires genevoises ont proposé un grand nombre d’activités, amenant les élèves à s’ouvrir et communiquer la vision qu’ils ont de leur futur professionnel. La question de l’égalité entre les genres a également été un thème sur lequel les enfants ont pu s’exprimer ou s’interroger, à travers différentes animations et discussions. Comment répartir les tâches familiales? Vers quelle formation s’orienter? Comment sont représentées les femmes dans les médias ou dans le monde politique? Autant de questions d’intérêt pour des filles aujourd’hui âgées d’une dizaine d’années et qui souhaitent avoir une idée plus précise du futur qui les attend. Celles-ci bénéficient d’ailleurs d’un pouvoir de décision plus important que ce qu’elles peuvent parfois imaginer. Pour Fabienne Bugnon, «il est coutumier de parler davantage aux garçons de carrières professionnelles, alors qu’aux filles, on leur dit souvent qu’il faut trouver une profession compatible avec la vie familiale. Notre souhait est de leur dire qu’elles peuvent se réaliser professionnellement avec d’autres métiers. Notre travail en amont consiste également à leur donner plus confiance en elles. Il est primordial que l’individu puisse choisir sa formation professionnelle en fonction de ses compétences et non en fonction de stéréotypes. L’activité professionnelle des filles peut et doit être réfléchie aussi en termes de carrière et ne pas être vécue seulement comme un métier d’appoint».

Diversité des métiers
Cette journée a ainsi rempli son objectif principal: faire prendre conscience aux femmes actives de demain de la diversité des métiers offerts actuellement par le monde du travail. Car ce dernier aspect n’apparaît encore de loin pas évident, comme l’a dégagé une étude récemment réalisée par le Service de la recherche en éducation du Département de l’instruction publique du Canton de Genève. Celle-ci a en effet démontré que certains secteurs n’attirent pas assez de femmes. C’est le cas, par exemple, des filières scientifiques et techniques qui inspirent encore des idées préconçues quant à la connotation masculine ou trop virile de certaines professions. L’informatique, l’électronique ou la mécanique sont ainsi des domaines ou le genre féminin est fort peu représenté. Inversement, le Service de l’égalité a demandé aux enseignants qui se sont retrouvés seuls avec les garçons de les informer également sur la notion de vie de famille et sur les métiers trop marqués comme féminins.

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Par Yannick Chavanne