En inaugurant le 19 juin 2006 à Genève le Conseil des droits de l’Homme, la Suisse a dit son espoir que les victimes des violations des droits humains puissent bénéficier d’une meilleure protection. Mon pays a œuvré avec succès à la création de ce Conseil et s’est engagé pour qu’il s’établisse à Genève. Ce nouvel organe des Nations Unies a débuté ses travaux dans un contexte international difficile: le conflit entre Israël et le Liban et la situation tendue en Palestine. Les droits fondamentaux des populations civiles de cette région ne sont plus garantis. Mais n’oublions pas qu’ailleurs dans le monde les droits de l’Homme sont bafoués. C’est la tâche du Conseil d’aborder sans tabou ni restriction toutes les atteintes, où qu’elles se produisent et qu’elles qu’en soient les circonstances. Je formule le vœu que l’année 2007 nous permette de mettre en place les instruments qui rendront le Conseil des droits de l’homme efficace et crédible, dans un esprit de concertation et non d’affrontement. La coopération entre les pays, les cultures, les religions aussi, est plus que jamais nécessaire en ces temps agités par les extrémismes et les fondamentalismes. Nous avons la chance à Genève de réunir les meilleurs spécialistes dans les domaines des droits humains et du droit international humanitaire, qu’il s’agisse de représentants gouvernementaux ou de la société civile. Ce n’est pas un hasard si la Suisse, avec sa neutralité active et solidaire, est un lieu propice au débat et à la négociation. La Genève internationale contribuera, en 2007, à favoriser cet esprit de dialogue et de paix. A toutes et à tous, je souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année.

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Blaise Godet, Ambassadeur de Suisse