Voitures électriques

Le Mondial de l’automobile continue de proposer son lot de voitures de rêve, à l’instar de la nouvelle Ferrari California, petit cabriolet surpuissant, idéal pour flamber sur les routes de l’état du même nom, ou encore de la surprenante Lamborghini Estoque et de la très chère Bugatti Veyron (1,4 million d’euros quand même). A croire que la crise actuelle n’est finalement qu’une vue de l’esprit !

Mais si les supercars jouent les superstars, quelques voitures d’exception ne suffisent pas à faire salon. Pour l’essentiel des constructeurs, et depuis quelques années déjà, la séduction passe avant tout par le respect de l’environnement et l’allègement du coût à la pompe. C’est même une question de survie car les clients exigent des solutions pour – tout à la fois – conserver le plaisir de conduire, rejeter moins de CO2, ne plus sacrifier son portefeuille à chaque plein, améliorer sa sécurité et, pour les Français, obtenir le précieux « bonus » décidé par le gouvernement.

Le salon parisien de l’automobile fait donc office d’incubateur à énergie non polluante. Et, en matière de biocarburant, le monde évolue très rapidement : tandis que le bioéthanol, très à la mode il y a deux ans, semble déjà faire partie du passé et que les moteurs hybrides se positionnent comme le nec plus ultra du moment, le tout électrique ressemble aujourd’hui au futur idéal.

La voiture électrique, après avoir été longtemps synonyme de voiturette sans permis à l’image ringarde, pourrait devenir rapidement le comble du luxe. Tous les constructeurs cherchent actuellement à se positionner sur ce marché et à être les premiers à démocratiser la technologie de la batterie lithium-ion.

D’ailleurs, une première voiture de cet type crée déjà le buzz : le roadster Tesla, 380 kilomètres d’autonomie et une accélération foudroyante, pourrait être commercialisé en France dès 2009. Son prix ? Entre 60000 et 100 000 €. Il reste encore du chemin à parcourir pour en faire la voiture de M. Toutlemonde.