Année nouvelle, temps de bonnes résolutions! L’une des plus fréquentes c’est: «j’ai décidé, cette année j’arrête…» assure bon nombre de nos amis fumeurs. On sourit, on n’y croit pas trop! On les plaint un peu… Et pourtant, il y a 15 ans à peine, on pouvait pratiquement fumer partout. C’était le temps où l’on demandait aux non-fumeurs d’être «tolérants» et de se contenter des petits espaces qui leur étaient réservés.

En 1991, c’est la France, en avance sur le reste de l’Europe, qui donnait l’exemple en adoptant la loi Evin qui renversait cette logique et posait le principe de la liberté pour tous de respirer un air pur. Désormais, il était interdit sur l’Hexagone de fumer dans les lieux à usage collectif, à l’exception des zones réservées aux fumeurs. Malgré une résistance farouche de l’économie liée à l’Entreprise du tabac, on aura quand même fini par comprendre que choisir de ne pas fumer ne suffit pas à se protéger des risques, notamment de cancers, et que chaque année des milliers de personnes meurent de maladies imputables au tabagisme passif. En Suisse, cela représente un millier de personnes.

L’Europe semble l’avoir compris. Déjà, la Norvège, la Suède, l’Irlande, l’Ecosse, Malte, l’Espagne, l’Italie, la Belgique et, depuis le 1er janvier dernier, nos voisins français ont décidé de protéger fumeurs et non-fumeurs de ce danger par des mesures d’interdiction dans les lieux de travail et publics. L’Angleterre devrait suivre en 2008.

En Suisse, plusieurs cantons ont déjà opté pour une interdiction de fumer dans les lieux publics. A Genève, on votera le principe de l’interdiction le 24 février prochain, grâce à la pugnacité de quelques combattants de la première heure. Ils se reconnaîtront! Les enjeux d’une interdiction totale de fumer dans les lieux de travail et d’accueil du public sont également économiques. Aux inquiétudes légitimes des acteurs du secteur des cafés, hôtels, restaurants et discothèques, les statistiques peuvent répondre par les faits. Partout où elle est entrée en vigueur, cette mesure n’a eu aucun impact négatif sur le chiffre d’affaires de ce secteur, bien au contraire.

En fait, cette mesure peut même constituer une opportunité de conquérir une nouvelle clientèle et de créer les conditions de nouvelles formes de convivialité que ni une cohabitation disharmonieuse ni une séparation entre fumeurs et non-fumeurs ne pourront favoriser.

Toute l’équipe de l’Extension vous souhaite Bonheur et Santé en 2008!