A l’occasion de la Journée Mondiale du Diabète, la Fondation Romande pour la Recherche sur le Diabète remettra son prix 2006 lors d’une cérémonie, en présence de Pierre-François Unger, Chef du Département de l’économie et de la santé (DES), le samedi 18 novembre 2006 à 9h20 au Centre International de Conférences de Genève (CICG).

Lauréat 2006
Le lauréat du prix 2006 de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète est le: Professeur Walter Reith du Département de Pathologie et Immunologie de la Faculté de Médecine de Genève.

La Fondation Romande pour la Recherche sur le Diabète
La Fondation soutient la recherche tant fondamentale que clinique dans ce domaine. Elle est d’ailleurs, dans ce cadre, la plus importante source de financement privé de projets de recherche sur le diabète en Suisse. Elle s’efforce également de mieux informer le public sur cette maladie.

Les travaux de Walter Reith
Le Professeur Walter Reith travaille, depuis plusieurs années, sur le déplacement des cellules qui peut se faire grâce à la présence de cils. De nombreuses cellules dans le corps possèdent, en effet, des cils pour des fonctions aussi diverses que l’élimination de particules toxiques dans l’air hors des poumons ou le transport de spermatozoïdes, aussi bien au niveau du système reproductif de l’homme que de la femme. Les cils sont non seulement importants pour le déplacement des cellules elles-mêmes ou pour assurer le déplacement d’autres cellules ou particules, mais aussi comme organe sensoriel. Le Prof. Walter Reith a isolé une protéine qui est fondamentale dans la formation des cils dans les cellules. Sans cette protéine, les
cils ne se forment pas et les conséquences pour l’organisme sont catastrophiques avec, pour résultante, de nombreuses malformations. Parmi les dysfonctions qui résultent d’une anomalie de la formation des cils, se retrouvent des malformations du pancréas, des défauts de sécrétion d’insuline et un diabète. Le Prof. Walter Reith veut montrer maintenant quel est le rôle précis de ces cils dans la fonction des cellules à insuline, peut-être dans leur migration ou encore dans leur capacité sensorielle.

Le travail du Prof. Walter Reith est passionnant car il met en évidence l’importance de certaines structures dans la sécrétion d’insuline, jusqu’alors insoupçonnées, comme les cils. Une meilleure compréhension de l’importance de ces cils permettra certainement de mieux définir les anomalies qui mènent au diabète.

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Walter Reith