Le groupe Warner, numéro quatre mondial du disque vient d’annoncer qu’il renonçait à faire une contre-offre sur le numéro deux EMI, bientôt imité par l’ancien directeur général d’EMI Jim Fifield. Warner «confirme sa décision de ne pas faire d’offre sur EMI», indique le communiqué du groupe américain publié à la Bourse de Londres. Cette annonce découle de l’acceptation le 21 mai dernier par la direction d’EMI d’une offre de rachat du fonds Terra Firma, valorisant la maison de disques à 3,2 milliards de livres, soit 4,8 milliards d’euros dette comprise. Warner précise que, comme la régulation l’y autorise, il se «réserve le droit de faire une offre (…) dans les six mois» si les conditions changent, en d’autres termes si une offre concurrente à celle de Terra Firma est faite par une tierce partie.

En l’occurrence, une des tierces parties possibles était jusqu’à mercredi matin Jim Fifield, l l’ancien directeur général du groupe, qui avait déclaré son intérêt au mois de mai dernier. Mais ce dernier a annoncé mercredi, dans la foulée du retrait de Warner, qu’il renonçait également à faire une contre-offre. Monsieur Fifield a assuré que son offre aurait été «entièrement en numéraire, et significativement supérieure à celle de Terra Firma», sans en préciser le montant. Il se réserve pour sa part le droit de revenir à la charge si l’offre de Terra Firma échouait.

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Le groupe Warner ainsi que son patron ont renoncé au rachat d’EMI