À quelques jours de la fermeture des stations de ski, le cabinet G2A a dévoilé aux acteurs du tourisme les premières tendances pour le printemps et l’été 2026 à la montagne, avec une fréquentation estivale stable de +0,6 point, à 24,2 %.
Dans la continuité des dernières saisons, la montagne continue de séduire et s’impose comme la deuxième destination estivale des Français, derrière le littoral. Pour 2026, l’enquête sur leurs intentions de départ menée du 13 au 17 mars indique que sur les 62 % souhaitant partir en vacances cet été, 9 % ont choisi la montagne (-1 point par rapport à 2024).
Le printemps s’impose
Les professionnels du tourisme le savent : le succès des vacances de printemps dépend de la météo et du calendrier scolaire, avec des taux de remplissage très fluctuants d’une année sur l’autre (pour rappel, le nombre de nuitées a chuté de 15,4 % entre 2025 et 2019). Cette année, 11 % des Français devraient partir à la montagne en avril (+5 points). L’envie de se retrouver en famille (25 % des personnes interrogées), des prix plus accessibles (24 %) et le besoin de se ressourcer (19 %) prédominent.
Quant aux taux d’occupation prévisionnels basés sur les réservations à date, ils s’établissent à 15,3 % (-0,4 point vs 2024) dans les stations de charme et à 30,7 % (-3,3 points) dans les stations grand domaine.
« À ce stade, rien n’est perdu et vous devez être force de propositions », assure le cabinet spécialisé en marketing touristique, s’adressant aux socioprofessionnels.
Concernant les mois de mai et juin, ils gagnent du terrain avec une évolution des nuitées de 37 % depuis 2019 et de 14 % sur cinq ans. Les quatre ponts de mai favorisent les départs, pour 26 % des sondés.
Plus nouveau en juin, l’expert constate un allongement des séjours sur une à deux semaines, de plus en plus plébiscités par les trentenaires et les retraités, les couples sans enfant et les personnes seules qui veulent profiter des beaux jours à prix réduits, en dehors des pics touristiques.
De fait, la fréquentation progresse de 3,1 % en mai et de 4,5 % en juin. Les réservations, elles, demeurent encore stables, fin mars, à 9,1 % en mai (+0,5 point) et à 12,5 % en juin (+1 point), par rapport à la même période un an plus tôt.
Août, le cœur de l’été
Face aux épisodes caniculaires des étés précédents, la montagne apparaît plus que jamais comme un refuge, séduisant les touristes urbains en quête de fraîcheur. Les stations l’ont d’ailleurs bien compris, valorisant davantage les lacs d’altitude, les forêts, les activités en plein air et de bien-être. Pour preuve, le nombre de nuitées en juillet et août augmente sensiblement depuis 2019, enregistrant +12,3 % (contre +6,9 % l’hiver).
Et plus encore dans les Alpes du Nord, où la fréquentation grimpe de 11,6 % en juillet et de 16,3 % en août entre 2019 et 2025, contre respectivement +9,9 % et +14,5 % dans les autres massifs français. Avec toujours cette même appétence pour les prix plus attractifs que sur le littoral (38 % des personnes interrogées en 2026), la connexion à la nature (37 %) et les grands espaces (32 %).

Reste que cet été, l’inflation augmentant, les touristes, pour une grande majorité (70 %), entendent maîtriser leur budget vacances, excepté à la montagne où ils prévoient de l’augmenter de 15 % vs 2025. De leur côté, les hébergeurs (36 % devraient revoir leurs prix à la hausse), anticipent une saison correcte.
Leurs prévisions de remplissage progressent de 4,3 % en juillet et de 2,3 % en août, qui reste le cœur de saison (en évolution depuis cinq ans). Si l’on s’en tient aux réservations enregistrées fin mars toujours, les taux d’occupation s’affichent respectivement à 26,4 % (+0,7 point vs N-1) et 26,9 % (+0,1 point).
Une saison estivale qui devrait se prolonger en septembre (3 % des nuitées dans les Alpes), selon les hébergeurs dont les réservations sont en hausse de 2,8 %. Lesquels souhaitent une meilleure coordination de tous les acteurs pour maintenir une offre cohérente.
Patricia Rey











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