Un accroc dans une doudoune, un zip qui déraille, une veste imperméable décousue, un sac à dos abîmé, un sac de couchage déchiré…
C’est pour faire face à toutes ces situations – et bien d’autres – que la réparatrice de matériel outdoor Sophie Moyeux a monté son entreprise il y a un an à Chambéry : l’Atelier 3R (25 000 € de CA). Trois R comme « récupère, rafistole et rabiboche ».
« Au début, dit-elle, j’étais installée à Saint-Jean d’Arvey, dans un petit atelier, et je faisais exclusivement de la réparation de vêtements et matériels outdoor pour les particuliers. »

Désirant toucher une clientèle plus large et disposer d’un atelier plus grand, elle intègre, au sein de la capitale des Ducs, la Manufacture du réemploi (Madrée) en 2025 et développe des activités supplémentaires, dont la réparation de ces mêmes articles pour les professionnels.
Une société de Nantes lui envoie ainsi régulièrement ses ailes de kitesurf à remettre en état. « Je peux traiter tous les vêtements utilisés en plein air par les entreprises, ainsi que leurs sacs à dos, par exemple. »
Parallèlement, elle propose au public des ateliers pour apprendre à réparer soi-même, tous les premiers jeudis du mois, et initiera les enfants à la couture à l’occasion du festival Les Petits Baroudeurs de Saint-François de Sales (4, 5 et 6 juillet 2026).
« J’aime l’idée de créer un service local qui s’inscrit dans une démarche écologique et de circularité », affirme-t-elle. Dans cette optique, elle structure par ailleurs un réseau de confrères indépendants en vue de mutualiser les achats ou de partager des compétences.
Elle souhaite également impulser un autre circuit autour de la récupération des petites chutes des tissus utilisés par les marques. « Pour la réparation, des petites pièces sont bien souvent suffisantes », indique-t-elle.
Enfin l’Atelier 3R est labellisé depuis peu au « bonus réparation », qui permet d’avoir une réduction sur les travaux qui lui sont confiés.











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