Electron

La diva des Ténèbres genevoise Elena Montesinos, prêtresse de l’extrême, aura l’honneur symbolique de célébrer la messe d’ouverture dans la cathédrale Sanctum Palladium. Lieu de pèlerinage annuel pour toute une communauté de pieux disciples, c’est sur ses incantations qu’Electron accueillera ses adeptes, dans un sanctuaire à la hauteur de leurs plus belles prières. En terre sainte genevoise, le pôle central, regroupant cette année le Sanctum Palladium, le Zoo d’Eden et le Rez de l’Enfer, tous rebaptisés pour l’occasion, offrira une ligne de programmation complémentaire, d’une cohérence pertinente. Reflet fidèle des tendances les plus actuelles, Electron y mettra ainsi en exergue les styles prépondérants d’une époque acquise au dieux de techno et house, prêchés par les grands prêtres, tout autant que par les nouveaux chapelains du genre.
Les Headliners! On citera Booka Shade, duo allemand mythique s’il en est, qui tient encore le haut du pavé après 20 ans d’activisme, avec un nouvel album à paraître en avril, au pape de la techno Chris Liebing, à la glorieuse figure de l’afro-house Black Coffee, à Guy Gerber, considéré come l’un des meilleurs performeurs live, pour sa première à Genève, au dieu de la house Chez Damier, au seigneur de la techno Speedy J ou encore aux tandems parmi les plus illustres de la scène techno house, Pan-Pot, Kollektiv Turmstrasse et Mind Against.
Ce sera aussi l’occasion de suivre l’avènement de fleurons électroniques, à l’instar du sublime Christian Löffler, artiste à fleur de peau, qui vient de publier son divin premier album, de la révélation électro-pop Roosevelt que tout le monde s’arrache ou de Rebekah, dont la beauté céleste ne saurait nous induire en erreur sur sa musique.
Dans ses salles plus intimistes, véritables cryptes taillées pour la fête, on effectuera une plongée dans des limbes stylistiques plus marquées. Au Rez de l’Enfer, qui bénéficiera pour la première fois d’une entrée à prix distinct, ainsi accessible à toutes les bourses, on vouera un culte à la bass music, avec une Drum That Bass et une Top Ranking «Special Electron», ainsi qu’avec le démoniaque performeur araabMUZIK, véritable phénomène dubstep, à voir au moins une fois dans sa vie.
La Fonderie des Miracles officiera, pour la quatrième année consécutive, en véritable lieu d’accueil pour chamans en quête de programmation pointue, avant-gardiste ou légendaire. Tony Humphries sonnera les cloches du ralliement pour tous les fervents défenseurs de la house; le crew ecclésiastique de Giegling, sensation musicale underground, déclinera sa liturgie musicale tout au long de la nuit du vendredi, avant de laisser la place, le lendemain soir, à deux des plus admirables représentants de la spiritual house, Satori et Nico Stojan.
Electron soutient la création locale en pleine effervescence
Depuis toujours, Electron met à l’honneur la paroisse musicale locale et émergente, favorisant les rencontres et les happenings professionnels, notamment au travers du matchmaking, point de discussion entre artistes et professionnels. Chaque année, on retrouve les dévots locaux, qui ont marqué les trimestres, grâce à un regard infrarouge qui perce même les musiques les plus obscures. Cette fois, le festival a eu envie de soutenir de manière plus prépondérante et de rendre justice à ces nouveaux chanoines, ces nouvelles chapelles, qui œuvrent pour définir les contours de la scène genevoise de demain.
ACT religieux
Evènement historique et quasi religieux, Electron et Mapping s’associent, aujourd’hui, sous la chapelle des arts numériques, pour proposer ACT, espace d’Art et de Création Technologiques. Si Bâle et Zurich ont toutes deux lancé leur centre d’arts électroniques ou numériques, un tel lieu fait véritablement défaut aujourd’hui à Genève. Et c’est fortes de ce constat, que les deux entités, qui tinrent au début des années 2000 un rôle de défricheurs dans le domaine des arts électroniques, poussent enfin la rencontre.
Un espace pour explorer et croiser les territoires des arts et de la création en lien avec les nouvelles technologies et qui hébergera, du 6 avril au 29 mai prochains, workshops, conférences, projections, performances, ainsi que les deux expositions annuelles des manifestations. La programmation est tenue secrète jusqu’au 9 mars, mais nous brûlons déjà de vous dire qu’un certain David Letellier aka Kangding Ray risquerait d’en être…
C’est donc avec la ferveur d’une armée d’ouailles, qu’Electron inaugure cette 14ème édition du festival des cultures électroniques de Genève. Entre rébellion et dévotion, insurrection et abnégation, ostentation et circonspection, mais toujours avec la foi dans cette magnifique culture électronique qui est la sienne et, au final, son unique religion.
www.electronfestival.ch

img21952.jpg

Poster une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

ANNONCES LÉGALES : CONSULTEZ ET PUBLIEZ !

Devis immédiat 24h/24
Attestation parution par mail
Paiement CB sécurisé

PUBLICITÉ

ARTICLES LES PLUS LUS

PUBLICITÉ