La ville de Faverges-Seythenex a lancé la construction d’un centre sportif écoresponsable, réalisé en bois local avec une isolation en paille et fibres de bois.
Faverges-Seythenex a posé, début octobre, la première botte de paille de son futur complexe sportif. Destiné à regrouper, dans une même structure, des activités hébergées dans des lieux devenus inadaptés, l’équipement répond aux besoins croissants des associations de gymnastique, danse et arts martiaux, qui disposeront d’espaces dédiés. S’ajouteront des salles de pratique et de réunion, des boxes de stockage pour les clubs sportifs ainsi qu’un patio végétalisé.
Implanté à l’entrée Est de la ville, en limite d’urbanisation, le nouvel édifice est réalisé au sein du complexe sportif Alice-Milliat, comprenant déjà un City Stade, un skatepark, une salle omnisport et une aire multisport.
2133 m2 : c’est la superficie totale de l’équipement, dont les deux ailes s’organisent autour d’un hall central distribuant la salle de danse. Elle englobe, au nord, l’unité gymnastique de 968 m2 et, au sud, un dojo de 358 m2.
Un signal urbain
Dans cet environnement marqué par la présence des montagnes, mais aussi une architecture relativement disparate, il se positionne comme une vitrine du parc sportif. Lauréate du concours lancé par la commune, maître d’ouvrage, l’agence d’architecture Lieux fauves met en avant une écriture architecturale « sobre et éloquente », conduite selon les principes bioclimatiques et la mise en œuvre de ressources biosourcées.
Quelque 295 m3 de bois local seront valorisés – dont des épicéas scolytés dont les propriétés mécaniques ne sont pas dégradées –, avec, en complément, 135 m3 de « bois des Alpes ». Une coupe est achevée, deux autres sont en cours sur des parcelles communales identifiées par l’Office national des forêts.
De la pierre massive naturelle et des enduits à la chaux seront utilisés pour les piliers extérieurs et le socle. Une cuve permettra aussi de récupérer les eaux de pluie, qui seront notamment utilisées pour le fonctionnement de l’autolaveuse et l’arrosage d’une végétation omniprésente à l’extérieur et à l’intérieur, où elle aura une fonction de filtre entre les salles de pratique.
6,4 M€ : c’est le montant hors taxes des travaux de construction du futur complexe sportif. Il est financé par la commune avec une aide de 350 000 € de l’État. Le conseil départemental devrait bientôt voter un soutien de 300 000 €.
Performances énergétiques
L’accent a été mis sur les performances énergétiques du complexe, dont l’isolation sera en paille et fibre de bois afin de favoriser une forte résistance thermique, l’hiver, et un très bon déphasage, l’été, grâce à la capacité de ces matériaux à retenir la pénétration de la chaleur. Des panneaux photovoltaïques équiperont la toiture de la salle de gymnastique, pour une production et une consommation autonomes.
Équipé de brise-soleil orientables, le bâtiment sera rafraîchi par des dispositifs de ventilation naturelle nocturne et chauffé grâce à son raccordement au réseau de chaleur biomasse communal. Le complexe, dont le nom fera l’objet d’un appel à idées auprès des habitants, sera livré en janvier 2027.
Sophie Boutrelle
Crédit photo : Lieux Fauves – Futurs.Studio











Bravo, très bien
quel valeur de coefficient de déperdition ?
et contre le feu ? le pense que c’est prévu