Malgré un nombre d’entreprises en baisse, le baromètre annuel du Syndicat mixte du Pipa fait ressortir une augmentation des effectifs.
La dernière fois, c’était en 2021. Fortes d’une progression de 1,5 % du nombre d’emplois, les entreprises du Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa) dépassaient les 8 000 salariés. Le soufflé était ensuite retombé : -1,5 % en 2022, -0,9 % en 2023, -1 % en 2024. Et puis, en 2025, de nouveau, à la faveur d’une hausse de 2,28 %, le cap est à nouveau franchi, avec précisément 8 001 emplois.
La chose est d’autant plus remarquable que le nombre d’entreprises, lui, est à la baisse, avec seulement 11 implantations pour 14 départs. « Ce solde migratoire concerne majoritairement des TPE et n’a joué que marginalement sur l’évolution. Il s’agit donc essentiellement d’une croissance endogène », explique le syndicat mixte du Pipa dans un communiqué, sur la base du baromètre qu’il réalise chaque année. Elles sont donc 188 et emploient en moyenne 42 personnes. Six sites en comptent plus de 200 et trois plus de 400.
L’industrie en locomotive
En 2021, « la logistique était davantage représentée dans les emplois que l’industrie, c’est aujourd’hui l’inverse. Les entreprises industrielles totalisent 46,5 % des emplois, la logistique 44,5 %, les services 6,5 % et le BTP 2,5 % », commente encore le syndicat mixte. « Tous les secteurs s’inscrivent à la hausse sauf les services », avec -4,75 %.
En nombre, c’est l’emploi industriel qui progresse le plus, avec 149 embauches (+4,17 %), en pourcentage, c’est le BTP, avec +10,92 %, mais seulement 20 postes créés. « On peut observer un phénomène de concentration et développement dans la logistique qui, bien que perdant quatre entreprises, voit ses effectifs croître de 1 % (+33 postes) », ajoute le SM Pipa.
« Dans une conjoncture présentée comme particulièrement difficile et attentiste, 38,9 % des entreprises ont augmenté leurs effectifs, 28,7 % les ont stabilisés et un tiers seulement (32,4 %) les ont baissés. »
Ainsi, l’industrie reste le principal secteur d’activité du parc, avec 3 722 salariés, soit 46,6 % du total. Elle est suivie par la logistique avec 3 554 employés (44,4 %), les services avec 522 personnes (6,5 %) et, enfin, le BTP avec 203 collaborateurs (2,5 %). Les CDI représentent 81 % du total, soit 6 517 postes (+37), largement devant les CDD qui ne pèsent que 4 % et sont en plus en perte de vitesse (-22 postes) et l’intérim, qui, avec 1 206 postes, progresse le plus fortement (+161).
« Une barre symbolique »

Émilie Brot, directrice générale du syndicat mixte du Pipa
Passer à nouveau la barre des 8 000 emplois sur le Pipa représente un cap certes symbolique mais révélateur de la robustesse des entreprises du Parc industriel de la Plaine de l’Ain (Pipa). En dépit d’un contexte difficile, de beaux projets, notamment d’extension d’entreprises, ont été réalisés et ont permis de pallier des implantations en baisse.
Ces croissances organiques, créatrices d’emplois, sont sources de vitalité et d’émulation pour l’ensemble de notre écosystème. J’y vois aussi un marqueur de confiance dans l’avenir du Pipa et la résilience d’un modèle qui privilégie la diversité.
Sébastien Jacquart











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