En complément de l’interview parue dans Eco Savoie Mont Blanc du vendredi 3 septembre 2021, Christelle Petex-Levet, nouvelle députée de la troisième circonscription de Haute-Savoie, nous en dit un peu plus sur son parcours, sa vie personnelle et ses relations avec Martial Saddier, à qui elle succède.
Vous avez débuté votre carrière professionnelle dans la fonction publique : c’est un héritage familial ?
Oui… et non ! J’ai toujours eu de l’intérêt pour la vie locale et notamment pour “mes” communes que sont Reignier-Esery et sa voisine Pers-Jussy, d’où est originaire ma famille. Peut-être que c’est lié au fait que ma mère travaillait dans une mairie et mon père à l’hôpital. Mais a contrario, peut-être que c’est en raison de cet héritage que je n’ai jamais voulu être fonctionnaire et que j’ai toujours préféré être contractuelle ! Ce qui me permettait aussi de demeurer plus libre.
Professionnellement, vous travaillez toujours ?
Non. Après mon élection comme conseillère municipale puis adjointe en 2014, j’ai rapidement quitté mes fonctions de salariée à la Communauté de communes Arve et Salève (CCAS). Tant pour éviter le mélange des genres (ndlr : Reignier-Esery fait partie de la CCAS) que pour des questions d’organisation. Au passage, je remercie mon mari, pour son soutien : s’il n’était pas en phase avec mon engagement et sans son salaire, rien ne serait possible pour moi !
Pour continuer sur le registre familial : en devenant députée, vous allez probablement être encore moins présente à la maison. Ce type de considération joue, quand on est maman de trois enfants ?
C’est notamment pour cette raison qu’en 2017 j’avais claironné que je ne voulais pas devenir députée ! Mais depuis les choses ont évolué, mes enfants ont grandi (13, 12 et 9 ans). Et c’est en famille, comme toujours, que j’ai pris la décision d’accepter ce mandat de député. C’est très important pour moi : j’ai besoin de sentir que mon mari et mes enfants sont avec moi dans cet engagement. Après, sur le premier volet de votre question, il n’est pas dit que je serai moins à la maison que maintenant ! C’est une question d’organisation et d’équilibre : il faut être présente au bon moment.

Vous avez déjà annoncé que vous serez candidate en 2022 : Martial Saddier sera votre suppléant ?
Non. Vu ce qu’il s’est passé (ndlr : lire l’interview dans Eco Savoie Mont Blanc du 3 septembre), je ne pense pas qu’il prendrait le risque ! Et puis quand on quitte un poste il faut laisser vraiment la place pour que les nouveaux puissent s’épanouir. Mais je sais qu’il sera là en soutien.
Depuis 2002, en près de 20 ans de mandat, Martial Saddier a imprimé sa marque et s’est fait (re)connaitre au niveau national. C’est une pression supplémentaire ?
Non. C’est vrai que la barre est haute, mais je le vois plus comme un exemple que comme un cap qu’il faudrait dépasser ou dont il faudrait à tout prix se démarquer.
Vous êtes encartée à Les Républicains ?
Oui. En tant que députée, j’ai repris ma carte, pour la symbolique. Par le passé j’ai été adhérente certaines années et d’autres non. En fait, je suis une Républicaine convaincue mais je ne suis pas une politicienne dans l’âme et les querelles de parti me dépassent.











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