L’agence d’événementiel sportif s’est structurée pour déployer le concept de l’Alpsman ailleurs dans les Alpes.
Ludovic Valentin, dirigeant-fondateur de l’agence d’événementiel sportif LVO, basée à Saint-Jorioz, est visiblement tourmenté. A trois semaines de l’Alpsman, un de ses trois événements-phares, les communes des Bauges n’ont toujours pas changé d’avis, refusant toutes le passage, à vélo, des participants à ce triathlon de l’extrême. Certes, la préfecture est passée outre et a donné son autorisation à LVO, mais Ludovic Valentin souhaiterait pouvoir travailler avec les mairies concernées, histoire de gagner en sérénité.
L’année dernière déjà, ces mêmes villages avaient dit non au passage du Tour de France. Aujourd’hui, aucun événement cycliste n’est le bienvenu sur leur territoire. La raison de cette fonde ? Trop de monde dans les Bauges, pour peu de retombées économiques et finalement plus de contraintes que de bénéfices. « Cela pourrait mettre notre événement en péril à l’avenir, lâche le dirigeant. C’est une des raisons pour lesquelles nous ne voulons pas dépasser 1 800 participants. C’est aussi pour cela, entre autres, que nous nous développons à l’étranger. »

Pour LVO, l’année 2026 est ainsi synonyme de nombreux changements. En octobre dernier, après avoir transformé le Groupement d’intérêt économique qui gérait l’Alpsman depuis 2016 en SAS (dont l’agence Sport premium et LVO sont actionnaires à 50 % chacune), cette dernière a repris la course The Stone, organisée en Lombardie (Italie), au lac d’Iseo, et l’a remodelée avec l’ADN de l’Alpsman pour une première édition le 27 juin.
« Les participants à notre course, dont le départ est donné à Saint-Jorioz tous les ans, ont envie de diversité. L’idée est de leur proposer d’autres destinations dans les Alpes. » La Suisse et l’Autriche sont également dans le viseur. Auparavant, la SAS Alpsman – dont Ludovic Valentin est le président –a pris soin de déposer sa marque au niveau européen.

Une SAS qui sera donc, dès cette année, cliente de LVO. L’agence, qui compte treize salariés, est en effet spécialisée dans deux domaines : l’organisation d’événements sportifs (une vingtaine par an) tels que des trails, courses VTT ou vélo, triathlon, ski de fond, etc. ; et des prestations de chronométrage et d’inscription (pour une cinquantaine de manifestations). Son chiffre d’affaires, en croissance, s’établit à 574 000 € pour 2025 (540 000 € en 2024), sans l’Alpsman.
Sur cette somme, 25 % proviennent des prestations fournies pour l’association maison Oso (Outdoor sport organisation, CA de 571 000 €) qui organise dix épreuves par an. 35 % sont issus de l’organisation d’autres événements et 40 % du chronométrage. Quant à l’Alpsman à proprement parler, il contribue à hauteur de 10 % au CA de LVO.

La société est également l’organisatrice de deux autres rendez-vous d’envergure : la Transmaurienne Vanoise et le Roc Laissagais. La première, orientée VTT, se déroule sur huit jours en Haute-Maurienne, en coordination avec l’Office de tourisme, et regroupe 1 200 participants (du 12 au 18 juillet cette année). La seconde se déroule à Laissac (Aveyron) sous un format un peu différent, puisqu’elle est axée compétition. Il s’agit en effet d’une course VTT de l’Union cycliste internationale à laquelle participent 1 800 personnes.

L’Alpsman en chiffres
2 jours
4 épreuves
1 800 participants
25 % de femmes
20 % d’étrangers
790 000 € de retombées économiques sur tout le bassin annécien










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